Archives de juin, 2013


Ce n’est pas de la grande gastronomie que je vous propose aujourd’hui (ni en général d’ailleurs), mais de la popotte maison spécialement conçue pour les étudiants.
Voyage en Italie et sa cuisine aux couleurs chaudes. Vous connaissez évidemment les pastas, les pizzas, les lasagnes, le risotto… Mais votre palais a-t-il déjà rencontré une bruschetta ? Il s’agit d’un mot bien alambiquer pour désigner de simples tartines dont je me régale parfois devant un bon match de Handball ou de Foot à la télévision.

Bruschetta

Ingrédients :

– Deux grandes tranches de pain complet, type pain de campagne.
– Tomates
– Lardons
– Mozzarella
– Jus de citron
– Ail
– Basilic

Recette pour une personne :

Alors pour cette recette il y a « deux écoles », je vous propose de tester les deux puis d’aviser selon celle qui vous plait le plus.

– La première consiste à faire griller légèrement les tartines dans un premier temps, puis de prendre une gousse d’ail et de la froter vivement sur la tartine. Attention j’insiste sur le légèrement parce qu’il faut savoir qu’ensuite la tartine va cuir de nouveau et risque de cramer.
– La deuxième veut que l’on ne fasse pas « pré-griller » la tartine, mais qu’on la badigeonne de jus de citron au préalable.

La suite de la recette est identique pour les deux méthodes :
– Prenez vos tomates, vous pouvez éventuellement les éplucher pour ceux qui ont des problèmes de digestion et épépinez les. Coupez les en dé façon carpaccio et disposez les sur vos tartine.
– Placez vos lardons sur la tartine (c’est pour cela que je ne rajoute pas d’huile d’olive, les lardons apportent largemment la graisse nécessaire !!)
– Recouvrez le tout de mozzarella en tranches et de feuilles de basilic.
– Mettez le tout au grill, et retirez une fois que le fromage est gratiné. Pour le temps de cuisson, tout dépendra de la puissance de votre grill, en gros il suffit de surveiller.

Petits plus :

– Au niveau du pain, lorsque l’on est étudiant certes il est peut rentable de se prendre des grosses miches de pain de campagne. Mon astuce est d’en prendre un et de demander au boulanger de le trancher. Puis une fois chez vous, congelez le, vous aurez comme cela en permanence des jolies tranches de pain de campagne.

– Cette recette est possible quand votre pain devient un peu dur, dans ce cas là utiliser la première méthode et frottez l’ail sur la tranche de pain sans la faire pré-griller !

– La bruschetta, c’est comme les pizzas : de nombreuses déclinaisons sont possible, on peut mettre quasiment de tout dessus.
Au niveau des ingrédients possible que je conseille : le pesto est délicieux, jambon de parme, tome de Savoie – pomme de terre, viande de boeuf hachée…

– Accompagnez cela d’une salade ou d’un coleslaw frais, et régalez vous !

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Dans la rue, quand vous parlez avec des amis qui ne sont pas en PACES ou avec de la famille certains clichés ressortent régulièrement. Ils sont le fruit du matraquage médiatique et des rumeurs.
Je vais vous livrer celles qui reviennent en général le plus souvent et les commenter une par une.

Top 10

10- Les profs sont des sadiques.
Peu cohérent.
Tous les profs de PACES sont certes des personnes surdiplomés, la plupart possédant un doctorat… Autrement dit gros respect au corps enseignant. Même si certains ont pris la grosse tête et abusent légèrement de leur autorité, certains professeurs sont vraiment super sympas et ont une véritable volonté pédagogique.

9- Tout le monde bosse jusqu’à des heures très avancées.
Cohérent.
En général tout le monde bosse assez tard en P1, à cause de la masse de boulot. Après chacun gère selon sa méthode de travail. Comme je le dis souvent, il n’y a pas de recette miracle pour réussir sa PACES (sinon ça se saurait). Certains préféreront se coucher tôt pour être super en forme le lendemain, d’autres auront des horaires de travail plus nocturnes.

8- La sélection est très rude.
Cohérent.
Je prends l’exemple de Tours : le numérus clausus est de 235 pour 1600 étudiants, même si tout le monde ne veut pas faire médecine, en général 95% des meilleurs veulent partir dans cette filière.

7- La PACES c’est la première année de médecine.
Incohérent.
D’une, avec la réforme les futurs kinésithérapeutes, pharmaciens, sage-femme, dentistes nous ont rejoins. De deux, quand t’es en PACES les années supérieures te méprisent un peu : ta promotion est gigantesque et envahie la faculté, tu sais même pas poser une perfusion, tout le monde ne finira pas médecin…

6- Il n’y a que des 1ers de la classe avec des têtes d’ampoule.
Incohérent.
Il suffit de regarder un amphithéâtre de P1, c’est très hétérogène. Il ne faut pas fonctionner avec des stéréotypes, surtout que certains filles sont des bombes anatomiques, et certains mec des vrais action-man.

5- Les bizuts ont peu de chance de passer.
Incohérent.
Contrairement à ce qu’il se dit, pas mal de bizuts (personnes qui tentent pour la première fois leur concours) réussissent à passer. Il ne faut pas se mettre de barrières, tout est possible.
Je connais pas mal de gens qui sont passés du premier coup, mais chapeau quand même parce que c’est une performance !

4- La première année c’est la plus compliquée.
Incohérent.
Dites cela à celui qui passe ses ECN (examen classant national avant l’internat), et il vous foudroiera du regard. Certes la PACES est chiante parce qu’elle demande énormément de travail et en continu. Mais déjà on fait que du bourrage de crâne comme des robots, ce qui évite beaucoup de désagréments liés à la pratique (ex : brimades par le chef de clinique).
Ensuite les études de médecines ne font que commencer, et les notions qui restent à acquérir son énormes.

3- Les carrés font du bizutage.
Peu cohérent.
On ne peut pas appeler cela du bizutage, car c’est beaucoup moins hard que ce qui se faisait il y a quelques années. Maintenant les carrés mettent un peu l’ambiance dans les cours chiants, gueulent avec leurs voix d’eunuques pour embêter les bizuts… Mais rien de bien méchant.
Après il y a des traditions qui restent comme les lancer de boules en papier, d’avions, les mammouths…
Les doyens font tout pour limiter ces pratiques et mettre des bâtons dans les roues de ces innocents carrés :p

2- On a plus de vie sociale.
Cohérent.
C’est valable surtout pour ceux qui bossent chez eux, on a plus le temps de sortir à droite et à gauche avec les potes. Pour ceux qui bossent collectivement c’est déjà un peu mieux, on passe quand même du temps avec ses potes (pauses, déjeuners...)

1- On bosse comme des fous.
Cohérent.
Certains chiffrent leurs heures de travail de 8 à 11h par jours et arrivent parfois à faire plus.
C’est juste de la folie, au plus courageux dans le labeur. En gros c’est comme cela principalement que l’administration française justifie cette sélection aberrante pour les années de médecine, puisque celui qui est sélectionné aura le mérite d’avoir bossé beaucoup (être un génie ne suffit plus comme au lycée).


Pour continuer sur ma lancée sur le versant humain, je vais vous parler d’une tradition qui est spécifique de la faculté de médecine de Tours. C’est un subtile mélange entre un sentiment d’aide à ceux qui sont démunis et un sentiment de gros fêtard caractéristique des carabins.

Pere Noel de Clocheville

Lors de ma première année de PACES, à l’approche des partiels de décembre je fus surpris par une ribambelle de Pères Noël. Ils avaient profité d’une pause pour grimper sur le bureau du prof et investir tout le grand amphithéâtre de la faculté (ce matin là plein a craqué, c’est à dire environ 600 premiere-années).
La musique commença à résonner, et les Pères Noël commencèrent à enlever leurs vêtement. Alors là grosse interrogation, je comprenais pas mais je me rigolais bien. Quelle bouffée d’oxygène de voir cette douzaine d’énergumène faire un striptease complètement déjanté, devant un public de PACES qui à part potasser leurs cours ne font pas grand chose à côté !

Puis la présidente de l’association (pas celle des Pères Noël stripteaser, mais de l’association Clochevile-Ermitage) prit la parole pour  expliquer que cet effeuillage avait pour but de récolter des fonds pour les enfants et des personnes âgées qui passaient Noël à l’hôpital.
Il se trouve que l’hôpital Clocheville est lieu de soins pédiatrique, de la générosité des PACES dépendaient les cadeaux de ces pauvres gosses. Quant à l’Ermitage, il s’agit d’un lieu spécialisé en gériatrie.
A la fin traditionnellement ils font monter les enchères pour qu’une mère Noël se prête au strip complet. Bref une ambiance déjantée pour la bonne cause, tout le monde y trouve son compte.

L’idée est géniale, puisqu’on est quand même 1600 PACES et qu’en général tout ceux qui ont de la monnaie jouent le jeu. Résultat plus de 2500 euros ont été récoltés il me semble. Comme quoi le folklore Carabin peut redonner le sourire à des enfants (ou des vieilles personnes) qui ont le malheur de passer Noël à l’hôpital, et cela n’a pas de prix !


Parfois le hasard de la vie vous fait faire des rencontres extraordinaires. C’est ce qui m’est arrivé cette année puisque j’ai fait la connaissance d’Oumar, et je me propose de vous raconter son histoire.
Je n’ai pas vocation à faire du misérabilisme (je déteste ces prétendu philanthropes et moralisateurs en tous genres…), je veux simplement être le conteur d’une histoire qui mérite votre attention.

Mali

Avec des copains on avait l’habitude (déjà depuis l’année précédente) de travailler dans les salles d’enseignement dirigés (ED) libres. Ce sont des salles situées au niveau des étages du bâtiment principal de la faculté. Elles sont ouvertes à tout le monde à partir du moment où aucun cours/ED n’a été prévu. Pour vous représenter la chose, ce sont des salles de cours lambda, toutes simples : un enchevêtrement de tables et de chaises agrémentées d’un grand tableau noir.

C’est comme ça, pendant la période de révisions, que je suis venu à parler à ce fameux Oumar. Je le voyais souvent venir travailler avec acharnement dans les salles. Son labeur s’étalait sur des plages horaires amples, il mangeait même dans les salles avec des petits Tupperware en plastique. Un « fou du travail », comme on peut en trouver beaucoup en PACES.

Il m’a raconté son histoire : arrivé cette année en France, il avait fuit le Mali et sa guerre civile pour venir étudier la médecine en France. S’étant inscrit en faculté de médecine à Bamako, il avait fait 2 années blanche puisque la guérilla bloquait la pratique des cours.
Résultat, il s’est parachuté dans un pays avec l’un des concours de médecine les plus compliqué (230 places pour environ 1600 étudiants) du monde, avec un tas de démarches administratives à faire : vous connaissez comme moi le côté « simple » de notre administration déjà pour nous français, alors imaginez pour un étranger. On l’a quand même envoyé sur Orléans pour faire des tests médicaux.
Ajouté à cela, on l’a placé dans une chambre étudiante de 9 m2 à l’autre bout de la ville : bref, la république française ne lui facilitait pas du tout la tâche, aussi compliquée fut elle à la base.
Avec son français hésitant, il s’acharnait sur des cours de biologie cellulaire, de chimie organique… sans queue ni tête. Et moi je buvais ses paroles, empli d’admiration pour cet homme qui avait tant de courage.

Pour lui cet acharnement au travail était une nécessité. D’une part parce que les sciences le passionnaient, d’autre part parce qu’il n’avait pas le droit à l’erreur : sa mère était seule à élever ses enfants depuis la mort du père (officier de police victime de l’agitation dans le pays), et avait fait des sacrifices pour permettre à son fils de réaliser ses rêves.
Comme il me disait toujours avec son accent à couper au couteau et son français approximatif « je ne peux pas rentrer au pays sur un échec, je ne rentrerai que lorsque je serai capable de soigner les miens ».
C’est lorsque l’on entend ce genre d’histoire qu’on relativise sur notre situation, je me suis dit qu’à côté de lui mes conditions pour réussir étaient idéal. Qu’au final mon mérite n’est que minime.
Bref je dois garder  les pieds sur terre quoi qu’il m’arrive dans la vie et abandonner toute forme de pusillanisme.

Epilogue :
J’avais décidé de tout faire pour aider Oumar à réussir : en lui donnant des cours, des polys dont je n’avait pas utilité, des conseils en informatique (il venait d’acquérir un PC mais avait encore beaucoup de mal à le manier…)
Il réussit brillamment à passer le cap du premier semestre mais n’eut pas les notes nécessaires pour redoubler. Résultat des courses, le courage d’Oumar n’a pas faiblit : l’année prochaine il fait une faculté de biologie pour avoir suffisamment de crédit validés et pouvoir retourner en PACES.
En attendant il travail sur Paris pour gagner un peu d’argent, jusqu’au jour où il prêtera le serment d’Hippocrate. A ce moment là il saura qu’il est temps de retourner au pays auprès de sa famille.


Encore une fois je vais vous proposer une recette simple et pas trop lourde qui régalera vos papilles. Je sais que mon neuveu qui n’aime d’habitude pas du tout les légumes avait trouvé cela très bon. Avis aux mamans qui ont des problèmes pour donner à leur marmots la ration de « 5 fruits et légumes par jour ».

Dinde forestière

Ingrédients :

– 1 escalope de dinde.
– une boite de petits pois une personne (celle de la marque de votre supermarché suffit)
– crème semi-épaisse ou crème légère.
– 1 petit oignon.
– herbes de provence.
– huile, sel, poivre.

Recette pour 1 personne :

– Commencez par émincer à la fois votre oignon et votre escalope de dinde en fines lamelles.

– Faites revenir les oignons dans un peut d’huile, et attendez qu’ils soient bien un peu dorés. Ajoutez ensuite les petits morceaux de dinde. Remuez régulièrement pour que toute la dinde soit cuite uniformément.
Pendant ce temps essorez et rincez vos petits pois à grandes eaux.

– Dès que toutes les faces de la dinde sont cuites, mettez le feu au minimum puis ajoutez les petits poids.
Mettez la dose de crème qui vous convient, salez, poivrez, relevez le goût avec les herbes de Provence.

– Laissez mijoter si possible en couvrant votre poêle pendant 10 bonnes minutes en remuant de temps en temps. Dégustez dans la foulée votre dinde forestière façon carabin.

Petits plus :

– Il existe une variant avec des filets de poulets, personnellement je préfère la dinde pour cette recette.

– Des champignons de Paris peuvent être ajoutés, et pour les plus aisés des Cèpes ou des Morilles. M’enfin je trouve que c’est un crime parce qu’au final leurs goût serait pas assez ressenti.


Surcharge travail

6h55 : Le reveil sonne, c’est parti pour une nouvelle journée de dur labeur.

Je me dirige vers la cuisine, en général ma colocataire se lève un peu après moi. Du coup je déjeune en solo, toujours lait-jus d’orange, pain de mie, chocolat d’une bonne plaquette.

7h20 : Après un brin de toilette, j’en profite pour organiser ma journée de travail et éventuellement pour relire deux-trois cours.

7h50 : Départ pour un premier cours, j’ai l’avantage d’habiter à 3 minutes à pieds de la faculté.
Aujourd’hui on a les deux premières heures avec le professeur P. qui enseigne la physique (UE3). Ancien cosmonaute, charismatique, il impose le respect aux carrés qui ferment leur bouche pendant son cours.
A l’ancienne, avec un vieux rétroprojecteur il tente de nous expliquer un tas de formules. Ses étudiants les regardent comme des hiéroglyphes, que dis-je… des pictogrammes de la mer Egée !

9h50 : Avec sa bienveillance habituelle, le professeur P. nous laisse sortir 10 minutes en avance, pour qu’on ait une vraie pause sans empiéter sur le cours suivant. C’est le temps de retrouver les copains, d’aller chercher un café et un croissant pour ceux qui auraient omis de prendre leur petit déjeuner.

10h00 : Début du second cours avec le professeur B. que tout le monde surnomme affectueusement « père dodu ». C’est un bordel total dans l’amphithéâtre, il faut dire que les biostatistiques (UE4) ne représentent pas la matière la plus intéressante. J’accompagne mes camarades carrés dans de jolies chants aux allures de chorales d’Eunuques (à cause des voix très aiguës…)

12h00 : Direction le RU, il n’y a pas à dire pour 3 euros on mange quand même plutôt bien. Ca reste de la nourriture de cantine, mais c’est très correcte. Et puis si l’on est raisonnable on peut se faire de vrais repas équilibrés.

13h00 : Fin de la pause repas et de la « clope digestive ». Il est tend de se mettre au travail, direction la BU pour les uns, les salles d’E.D libres de la fac pour les autres.
Avec les copains ont a opté déjà depuis l’an passé pour les salles d’E.D qui sont en général plus calmes et ferment plus tard le soir.

16h00 : Pause, on descend à la machine à café puis on sort un petit coup dehors.

19h00 : C’est l’heure de la colle du tutorat, une heure pour noircir les grilles de QCM et une heure de correction par petits groupes de 20 avec un tuteur. J’en profite en attendant que le groupe de 18h libère l’amphithéâtre pour parler avec d’autres P1 et pour mater  mes classements des colles précédentes.

20h30 : On a à peine commencé la correction de colle car le groupe précédent était en retard, et mon ventre gargouille déjà… la fin me tenaille ce qui me rend peut être un peu taquin voire agressif. C’est mon tuteur qui en fait les frais, j’adore comme beaucoup de carrés réclamer des erratas sur les items litigieux.
Ca peut paraitre débile, mais au final c’est comme un ping-pong, chacun se renvoie la balle à coup de raquette. Souvent on arrive au point mort : l’item est ambiguë, mais l’errata ne passera pas. Quand l’errata est reconnu c’est le smash gagnant, on exulte de l’intérieur.

Lorsque je n’ai pas tutorat, je pars vers 20h20 si je n’ai fait qu’une pause dans l’après-midi. Mais il m’est déjà arrivé de rester jusqu’à 22h30 à la faculté à potasser des tonnes de notions scientifiques… Chienne de vie.

22h00 : Je sors de la fac et je marche à grands pas vers chez moi où un bon repas m’attend, un chili con carne que j’avais préparé à l’avance. C’est le moment que j’ai attendu toute la journée : les pieds en éventail sous la table devant un épisode de docteur House, ça fait du bien.
J’enchaine par une petite douche ravigorante.

23h30 : Si j’ai le courage je relis quelques cours, mais souvent je suis cassé  par la fatigue. Je m’affale dans mon grand lit, et me laisse aller dans les bras de Morphée.


Eternel débat, est-il plus difficile de réussir médecine en région parisienne ? Quelles sont les meilleures facultés de médecine lors des ECN ? Le niveau des carabins parisiens est-il meilleur que leurs collègues de province ?
Décryptage, notamment à partir des divers classements proposés par le site « l’internaute.fr« .

Versus

Réussir sa PACES.

Winner Province. Il semblerait qu’en cas général les facultés de province ont un taux de réussite plus élevé que les facultés parisiennes avec le plus fort taux à Amiens (23%). Par contre c’est dans le sud, à Toulouse et Marseille, qu’il est le plus difficile de décrocher son concours. Ce qui n’est pas étonnant vu qu’on voit un agglutinement et une offre médicale overbooké sur les littoraux ensoleillés, d’où un numérus clausus diminué.

Meilleures places aux ECN :

Winner Paris. Si on regarde les dernières années, les universités de Paris Descartes et Marie Curie sont souvent en haut du classement. Mais tout est relatif car les provinciaux font de la résistance (ex : Tours souvent bien classé), et au sein de la ville lumière les résultats sont hétérogènes (ex : Bobigny souvent mal classé).

Plus gros cancres :

Winner Province. Basé sur le palmarès des facs qui classent le moins bien leurs élèves aux ECN (au delà de la 6000ème place), la tête est occupée par des facultés provinciale même si encore une fois Bobigny noircie le tableau parisien;

Sources : classements de létudiant.fr que vous pouvez retrouver ici.

Cadre de vie pour la PACES :

Winner Province. Paris c’est la ville des tentations, il y a tant de choses à faire… ce qui n’est pas bon en PACES où l’on est la plus part du temps enfermé dans sa chambre à travailler. De plus en Province il est plus facile de trouver un lieu tranquille à l’abris du bruit et des Klaxons.
D’autres avantages font de la province la vainqueurs : temps perdu dans les transports, logements onéreux… (je me base sur l’expérience que j’ai de la ville lumière, j’y vais souvent puisque mes parents habitent à 1h de route et que j’ai des amis sur place).

Soirées :

Match nul. Une soirée médecine que ça soit en province ou sur paris c’est juste une tuerie. De l’alcool à flot, une ambiance de folie, des étudiants déchirés, du gros son… Bref à tester de toute urgence si ce n’est pas déjà fait.

International :

Winner Paris. Pour les facultés de médecine étrangères, il y a Paris et puis le désert. Même si les programmes tel ERASMUS font bouger les choses, la capital obnubile nos confrères hors-hexagone.
Pour vous citer un exemple les stages MICEFA est un programme d’échange entre les USA et la France, uniquement pour les facultés parisiennes, comprenant des stages en hôpital ou en laboratoire.

Prestige :

Winner Paris. Combien de médecins affichent fièrement sur leurs plaques « ancien interne des hôpitaux de Paris » ? C’est bête que la réputation précède le médecin, il y a tellement d’excellents praticiens issus des facultés de province…

 

Si l’on veut caricaturer (ce que je déteste faire d’habitude…), un parcours d’études médical dans les facultés Parisiennes est certes plus fastidieux, mais assure un certain prestige et quelques avantages. Enfin bon c’est une grosse généralité car comme nous avons vu, au sein de l’ile de France le niveau est hétérogène et la formation en province fait preuve d’excellence.