Quatre ou le nombre de concours blancs que je me suis tapé en 2 ans.

Chaque fois c’est le même refrain, la même routine. Les tuteurs sont au taquet, souvent plus stressés que les tutorés. Ils répètent au micro les diverses consignes à respecter :
– ne pas copier sur son voisin.
– vérifier le code barre.
– colorier correctement les grilles de QCM
– etc…
Et bien oui parce que certaines personnes ont du mal à se mettre ces choses dans le crâne. Malgré le rabâchage, on trouve toujours des énergumènes capables de bêtises dignes d’un collégien (et encore je pèse mes mots).

Concours Blanc

La veille, les membres du bureau du tutorat n’ont pas chômé. Ils se sont couchés à deux heures du matin afin que tout soit parfait, et savent très bien que malgré les efforts il y aura toujours des personnes pour critiquer. A l’intérieur du bureau on peut apercevoir la tête du webmasteur qui dépasse des cartons pleins de sujets. Le coup d’envoi va être lancé.

Start, tout le monde s’agglutine devant les amphithéâtres qui seront presque remplis pour l’occasion. On passe un par un avec sa carte de tutoré devant ceux qui possèdent les listes des personnes inscrites. Derrière ces premiers tuteurs, se tient une seconde rangée au garde à vous qui s’occupe de distribuer des grilles de QCM vierge, prêtes à être noircies.

On s’installe où il y a de la place, parfois serré entre un obèse et un gars qui pue la sueur… Tant pis on fait avec.
Puis après les annonces des éventuels erratas, l’épreuve commence. Le stress est plus ou moins présent. Certains se mettent une grosse pression pour ces épreuves, d’autres n’en ont rien a faire (en mode short de plage-tongues).
C’est d’ailleurs assez drôle de regarder les têtes que font les gens : le binoclard boutonneux pas sur de lui, la coqueluche en pleine possession de ses moyens, le mec de prépa hautain prêt à montrer à tous ces prolos du tutorat que c’est le meilleur, la cruche qui débarque en médecine, l’homme qui a déjà une tête de médecin et qui ne devrait pas tarder à avoir le diplôme assorti

Personnellement j’ai une forte envie de bien faire, mais je ne me sens pas plus stressé que cela. J’attrape mon feutre noir usé et j’enchaine les items avec dextérité. Comme la pâte à crêpe, si c’est fluide tout va bien, mais si on voit l’apparition de grumeau tout se gâte. La première année j’ai eu droit à beaucoup de grumeaux, mais pour la seconde c’était la chandeleur : je finis dans le top 5 à chaque fois.
Surtout la règle d’or est de ne pas se prendre la tête sur les classements, ils sont souvent loins d’être vraiment significatifs. Ils permettent de se placer globalement.

A la fin de la journée, une fois le concours fini, standing ovation pour des tuteurs qui l’ont bien mérités. S’enchaine un gouter sympathique mais éphémère car il faut ensuite vite se remettre vite au boulot… VDM

Crédits photo : Tutorat médecine Tours.

Publicités
commentaires
  1. 123_ dit :

    C’est fou parce que même trois ans après, rien n’a changé!…. Toujours les mêmes étudiants dans les amphis; avec un nouveau genre: les types de prépa privé qui ont les cours imprimés et avec de jolies polices d’écriture qui passent leur temps à surligner (pour faire beau sûrement…) et qui ne se donnent pas la peine d’écouter ( peut-être les questions ont concours portent-elles sur les différentes couleurs de surligneurs?)

    Sans parler des gens qui mangent (pour rester polie!) alors que toi, t’as à peine le temps de relever la tête et d’essayer de te rappeler de ton prénom!!
    Je vais devenir folle!!

Exprime toi sur TheCarabin

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s