Archives de août, 2013


Souvent on fait les œufs durs, au plat, brouillés, en omelette… Mais depuis quelques temps la mode est de plus en plus aux œufs cocotte. Personnellement j’en ai fait pas mal différents et je ne les ait jamais loupé alors lancez vous !
Je vous présente une version exotique de la chose.

Oeuf cocotte saumon-légumes mexicains

Ingrédients :
– 2 œufs.
– une portion de légumes à la mexicaine (type poêlée)
– 2 tranches de saumon fumé
– crème fraiche
– lait
– ail frais
– citron
– aneth

Recette pour 1 personne :

Dans une poêle faites revenir l’ail puis rajouter les légumes à la mexicaine. Faire cuire légèrement, à feu doux histoire que tout ait fini de décongeler et que les saveurs se relèvent un peu.

Dans un grand plat répartissez les légumes de façon homogène. Coupez le saumon en petits morceaux et arrosez le de citron. Puis dans un second temps mélangez votre poisson aux légumes dans le plat.

Ajoutez une cuillère à soupe de crème et un petit peu de lait selon votre convenance. Cassez délicatement les œufs par dessus, de façon à ne pas percer le jaune. Enfournez à 200°C pendant 10 minutes puis à la sortie saupoudrez d’aneth.

Vous verrez que les saveurs qui se sont mêlées dégagent une superbe odeur. Evidemment c’est délicieux !

Petits plus :

– J’ai pris des légumes à la mexicaine parce que j’ai trouvé cette poêlée en magasin mais c’est réalisable avec n’importe quelle poêlée y compris les jardinières de légumes. Toute préparation surgelée en sachet de ce type s’y prêt bien.

– Pour l’ail au début pas la peine de mettre de l’huile, faites la griller légèrement. En effet après vous rajoutez la poêlée qui en général est bien gonflée en matières grasses.
– L’ail frais est beaucoup plus gouteuse que l’ail semoule séchée en pot.
– C’est une recette vraiment pas compliquée, n’hésitez pas à la réaliser avec vos enfants… Et pour les étudiants appréciez la rapidité de la chose.

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Il était 17h quand mon bippeur (téléphone portable) a sonné. Au bout du fil se tenait mon cadre supérieur de santé qui m’annonce qu’une patient vient d’être envoyé au bloc pour une réimplantation rénale. Avec gravité il me demande si je veux y assister. Pour rien au monde je ne manquerait à mon devoir. J’attrape ma blouse que je fourre dans mon sac et je fonce vers l’hôpital…

Chirurgie

Bon ok, j’ai complètement romancé la scène, loin d’être indispensable je n’ai fait qu’observer l’opération mais c’était juste trop énorme ! D’abord je me suis perdu dans l’immense dédale que représente le CHU, je suis monté jusqu’en néphrologie où une interne m’a indiqué le chemin. Ensuite j’ai dû sonner puis patienter 20 longues minutes devant les hublots séparant le monde des moldus de l’univers stérile du bloc.

Une infirmière très sympa est finalement venue m’ouvrir, puis je me suis préparé dans une grande salle remplie de casiers et de crocs de toutes les couleurs (oui, vous savez ces chaussures en plastique ultra-design). En franchissant chaque sas mon coeur battait de plus en plus fort… Jusqu’à la salle d’opération aux allures de séries américaines. Le chirurgien-urologue fit comme si je n’étais pas là (il ne m’a pas adressé la parole ni dit bonjour, pour lui j’étais Casper le fantôme). Par contre l’interne a été très sympa et m’a expliqué pleins de choses, comme si j’étais un autochtone et qu’il était mon traducteur vis à vis du grand manitou.
Bref, au début je n’ai pas su où me mettre, du coup j’étais en retrait pour ne pas gêner mais je voyais mal. En voulant m’approcher un petit peu, l’infirmière s’aperçut de ma présence gênante et me fit signe de prendre un petit marche pieds pour m’installer derrière le drap tendu et la tête de la patiente.

J’avais une vue superbe sur l’opération qui se déroulait sous mes yeux comme une pièce de théâtre avec des acteurs atypiques. Le chirurgien stressé et un peu pédant qui gueulait sur l’infirmière car les instruments « ne pleuvait pas », et pourtant il fallait voir l’infirmière s’activer. L’interne comme assistant modèle, une aide soignante qui gérait toute la logistique externe (écho Doppler, réapprovisionnement d’outils…), l’anesthésiste qui faisait des aller-retour entre la salle/le dehors, et enfin l’infirmier anesthésiste qui jouait sur son Ipad, assit dans un coin reculé de la pièce. Cela s’est déroulé sur plusieurs actes en 4h, et je dois dire que j’avais énormément mal aux jambes à la fin à faire le piquet sans bouger sur mon perchoir.

Le chirurgien maniait les instruments avec une agilité impressionnante, et surtout avec une vitesse d’exécution fulgurante. Il alternait le bistouris avec les pinces, puis changeait pour un écho Doppler de l’artère rénale, enchainait sur une imagerie à rayon dont je ne saurais dire le nom (je dû mettre une veste en plomb…) et finissait par recoudre différents points vasculaires à la manière d’un tisserand expert. Quel boulot ! Mais étrangement j’ai senti que la chirurgie n’était pas la voie que je souhaitais emprunter.

Le travail se termina vers 21h30 par l’intervention d’un néphrologue qui constata avec le chirurgien que la vascularisation du greffon était encore défaillante malgré tous les efforts fournis. Il fallait maintenant attendre le réveil de la patiente pour voir comment cela allait se passer avec le risque de devoir lui enlever son rein fonctionnel, et donc de la renvoyer vers une vie compliquée et sous contrainte de dialysée.
Crevé, je retournais me changer aux vestiaires… Il me fallait quitter la tenue bleue du bloc pour retourner casser la croûte chez moi tant mon ventre criait famine. En partant je croisais l’interne qui m’annonçait qu’il avait 20 minutes pour manger et qui enchainait sur une greffe de rein, avec le même chirurgien. Cette nouvelle opération allait se poursuivre jusqu’à tard dans la nuit.
Vie de malade au pays de la pathologie.


Hello tout le monde, un petit mot simplement pour parler de mon premier jour de stage infirmier au service de consultations externes de jour de néphrologie.

Nephrologie

Après une journée barbante, encore théorique mais nécessaire, sur les règles et mesures d’hygiène à l’hôpital enfin je suis plongé dans le grand bain. La scène se passe au CHU Bretonneau qui est le plus grand pôle hospitalier de la région, il faut s’imaginer de grands bâtiments modernes faits de grandes verrières qui font penser un peu à un village dans la ville tant leur taille est impressionnante.

Bref je me présente dans le service auprès de mon cadre de santé supérieur. Je suis très très bien accueilli par les infirmières qui possèdent autant d’empathie pour les patients que pour l’étudiant ignare que je suis. Tant mieux parce que je n’aurais pas supporté un mois avec des peaux de vache.
Comme je m’y attendais ce premier jour consistera simplement à de l’observation. Alors je fais le piquet, et j’ai d’ailleurs du mal à trouver ma place… Je me sens de trop, une sorte d’intrus inutile qui gène même les soignants dans leur progression par moment. Mais heureusement les collègues les plus aimables prennent le temps de tout m’expliquer avec gentillesse.

Je fais la visite du service avec une nouvelle patiente ce qui me permet de me familiariser avec l’environnement. En l’occurrence nous sommes dans le service de consultations externes de néphrologie qui fait le suivi de patients insuffisants rénaux (souvent dialysés) ou de patients greffés du rein. Je bois les paroles de chaque pratiquant de santé, je sens même une boule d’excitation se nouer dans ma gorge : « c’est le boulot que je veux faire » ! Je me sens vraiment dans mon élément, et le contact avec les malades est superbe, empli d’une humanité sans pareil. Par respect pour eux et pour le secret médical, je vais tenter de ne rien dévoiler sur ce blog mais je souhaite faire partager mon expérience tant elle est belle.
Comme beaucoup je suis intimement convaincu qu’il est nécessaire de passer par cette étape (2 semaines d’infirmier, 2 semaine d’aide soignant) afin de se rendre compte du travail qui est fait en amont par tout ce personnel alors que c’est le médecin qui récolte tous les lauriers. Cette équipe est la clé du parcours coordonné de soins, et sans eux les médecins ne pourrait pas pratiquer leur exercice correctement… De quoi rabaisser la rengaine de « pontes » médicaux arrogants et pédant qui parcourent les allées de l’hôpital le stéthoscope doré au cou.

Dans un petit carnet je note toutes les nouvelles subtilités techniques (noms des médicaments, profils pathologiques…) afin que ce stage me soit bénéfique d’un point de vue de la culture médicale. Mais je remplie aussi consciencieusement mon carnet rouge avec mes impressions propres, afin de pouvoir la présenter lors de mon entretien et de mon groupe BALINT.
Pour l’instant je suis dans un idylle, j’adore mon service en grande partie grâce aux personnes qui le compose… Ce qui m’amènera à aller chez les copains le soir pour nous raconter notre premier jour autour d’une bière fraiche.

A l’heure où je vous parler, je viens de terminer mon deuxième jour de stage (j’y reviendrais surement dans un autre article) et je suis en attente d’un appelle qui me conduira peut-être pour 3h au bloc, ce soir, afin d’assister à une greffe du rein. Je croise les doigts en espérant que le néphrologue de mon service à réussi à me trouver une petite place… Quelle excitation !

Ce stage infirmier avant de rentrer en 2ème année de médecine fut initié à Tours… Alors d’ors et déjà merci à mes prédécesseurs de cette excellente idée !


Alors que la rentrée approche, tout étudiant se doit de trouver un logement. Il y a l’option classique à savoir se prendre une petite chambre ou un appartement solo ou alors l’option plus collective.

Cela fait 2 ans que je me suis mis en collocation, j’attaque ma troisième année et viens donc vous faire part de ma petite aventure.

Colocation

Avantage en nature :

Faire une colocation cela signifie vivre dans un espace plus grand. Fini les chambres qui ressemblent à des chiottes, voici les beaux 60-70m2. Si vous avez la foi vous pourrez même vous installer une table de ping pong, non pas pour jouer au sport olympique mondialement connu mais pour pratiquer les bière pong lors de soirée endiablées avec vos amis. Encore faut il que vos voisins soient indulgents ce qui n’est malheureusement pas mon cas.

Economiquement parlant c’est vraiment la bonne option. C’est à dire que pour ce grand espace je paye moins cher que mes camarades qui ont des appartements solo, et la différence peut aller facilement jusqu’à 100 euros par mois.

Guerre des sexes :

Faire une colocation avec une personne de sexe opposé, c’est particulier. Et pourtant là encore j’ai pratiqué pendant deux années, cela s’est vraiment très bien passé.
Selon moi il y a deux options :
– Soit vous êtes clairement en couple avec la personne, dans ce cas il faut que votre couple soit déjà solide. La cohabitation quand on est jeune peut être un moteur de rupture malheureusement.
– Soit vous bannissez toute relation sexuelle entre vous. Restez de simples amis car les histoires de cul ne sont jamais bénéfiques. Elles vous détruiront à petit feu.

Quoi qu’il arrive j’aurais du mal à me mettre en colocation avec une personne que je ne connais pas. Pour arriver à vivre avec une personne il faut s’entendre un minimum et surtout avoir une grande confiance en la personne.

Fixer des règles :

Légiférer est la clé du succès. Imposez des règles, même implicites ou tacites tant qu’elles sont appliquées et respectées. Cela déterminera ce que vous et votre coloc’ êtes prêt à supporter de l’autre.

Par exemple certains seront très tolérants vis à vis du bazard. Une colocation avec deux mecs toujours un peu ados verra les piles de fringues entassées par terre comme faisant parti du décor, un autre style de décoration à la Valérie Damidot si vous préférez.

Autre illustration, dans certaines colocations les personnes font des pots communs pour la nourriture et font les courses en ensembles. D’autres mangent différemment et donc font les courses séparément, chacun ayant une place attitrée dans les placards et dans le réfrigérateur pour ranger ses denrées. C’est vraiment du cas par cas il n’y a pas de recette universelle.

Après évidemment ces règles ne sont pas applicables à la lettre, il faut savoir faire preuve de tolérance. C’est exactement le même principe qu’un bâton, s’il est trop rigide ça casse au moindre choc rencontré, s’il est flexible il pourra endurer les petites secousses un certain temps. Le but est de rendre la cohabitation agréable , non pas de faire un remake de la guerre du Vietnam.

De mon côté :

Je trouve vraiment que la colocation a été un bon plan puisque tout s’est super bien déroulé. Le fait d’avoir cohabité pendant ma p1 a été un réel soutient.
Scolairement c’était vraiment cool de pouvoir s’entraider… Mais c’est moralement que le soutient fut très important, lorsque l’on est loin de ses proches au lieu de se retrouver tout seul à plancher sur des cours barbant on a du réconfort.
Alors pour tous les avantages évoqués, croyez moi la colocation ça vaut le coup. Mais pour que tout se passe bien et que cela ne devienne pas un cauchemar, des préalables sont à respecter impérativement (voir plus haut).


Ce matin l’envie m’a prit d’imaginer quels seraient les petits boulots les mieux adaptés aux PACES. Biensur ceux ci se déroulent pendant l’été, parce que durant l’année scolaire nous n’avons pas le temps nécessaire.

Peut être que cela donnera des idées pour les prochaines vacances à des personnes en manque d’inspiration.

Top 10

10. Animateur en colonie de vacances.

Faire le clown pour amuser une horde de gosses, vous me direz quel est le rapport avec la P1 ? Et bien c’est vrai que ce n’est pas flagrant mais disons que c’est un job d’été très commun à partir du moment où l’on possède le BAFA… Or cela peut être essentiel pour tout ceux qui veulent se diriger vers la pédiatrie. C’est vraiment un premier contact avec les enfants qui s’avère très important.

9. Manutentionnaire à l’hôpital

Couper les haies du CHU, balayer le vomis des malades, tracter les plateaux repas… Jamais un travail bien gratifiant mais c’est quand même un lien avec le milieu hospitalier. En revanche disons que ce contact sera souvent peu étroit, on pourra même sentir une barrière parfois entre les professionnels de santé et ceux qui s’occupent de l’hôpital. Mais bon cela peut motiver à travailler dans le domaine, à l’instar d’un petit enfant qui dévore des yeux la vitrine d’un magasin de friandises.

8. Caissier.

Pourquoi caissier ? Et bien d’une part car cela vous entrainera à rester assit des heures et des heures durant sans avoir trop de fourmis dans le coccyx. D’autre part vous pourrez faire des horaires assez improbables qui pousseront vers les minuits pour les supermarchés de ville, et puis c’est un travail aussi fastidieux que répétitif, redondant…

7. Serveur.

Franchement le pire ce sont les saisonniers qui bossent dans les bars de stations balnéaires en plein été. Je n’en ai jamais fait l’expérience, mais je suis souvent de l’autre côté du bar à les regarder courir à droite et à gauche.
Il faudra beaucoup de courage et ne pas avoir peur de faire des heures.

6. Ouvrier Agricole.

C’est ce que j’ai fait cet été, puisque j’ai bossé dans un silo de céréales. Ce fut vraiment très enrichissant, j’ai découvert le monde fermé de l’agriculture. Tout comme les P1 vous ne compterez pas vos heures de travail (en plein boom de moisson j’ai fait des semaines à plus de 60 heures). Ensuite tout dépend de ce que vous ferez mais moi j’avais pas mal de chiffres à gérer (gestion des stocks, des quantités livrées…) et des analyses de céréale à faire… Bon j’ai fait aussi pas mal de balais dans une tonne de poussière et des céréales pourris/germés, ça c’est le côté beaucoup moins cool.
Une autre facette du boulot est prisée par les étudiants : la cueillette de fruits/légumes. Ainsi vous pourrez partir en bourgogne pour les vendanges ou sur la côte d’azur pour les fruits car souvent un logement peut être mis à disposition.
En gros vous pourrez toujours trouver des rapports avec la P1.
L’avantage c’est que la paie suit, mais bon il faut avoir le courage et une voiture pour se déplacer en pleine campagne.

5. Equipier Macdo, Quick, KFC

Ca je le déconseille, pour moi c’est le job de secours par excellence. C’est à dire qu’il est facile d’y rentrer puisque ces grandes chaines de fast food recherche des étudiants à exploiter à la pelle. Enfin bon, c’est toujours mieux que rien !
Mais vous serez exploité et rémunéré comme un chien (genre vos horaires du dimanche ne seront même pas majorés…). Idem que pour les serveurs : courage et longs horaires. Cela forge le caractère, pour ne pas avoir peur de l’adversité lorsque l’on rentre en PACES. Cela apprend à toujours aller de l’avant et repousser ses limites.

4. Ouvrier en usine.

J’ai pas envie d’être redondant mais bon là pareil : courage et longs horaires. Souvent c’est un job qui n’est vraiment pas gratifiant et intéressant. Pour tout ceux qui connaissent le taylorisme ou bien qui sont fan des « Temps modernes » de Charlie Chaplin comprendrons bien qu’au niveau répétition c’est le must.
Loin d’être un travail intellectuel, vous aurez parfois l’impression de faire une marche dans le désert et vous scruterez votre montre toutes les 2 minutes en attendant la fin de votre journée.
Par contre là où cela peut être intéressant, ce serait de bosser dans une entreprise pharmaceutique ! Vous verrez que cela rendra vos cours d’UE6 et d’UE1 plus intéressants.

3. Professeur particulier.

Enseigner à des gosses ça a beaucoup d’avantages. Vous enseignerez des méthodes de travail qui seront applicable à votre propre cursus ! Et lorsque l’on conseil une discipline de vie, il faut être un bon modèle (sinon c’est l’hôpital qui se fout de la charité).
Puis, selon le niveau de vos élèves, vous serez amené à réviser vos anciens cours qui sont les bases de la PACES. Et franchement des rappels notamment en mathématiques m’auraient fait vraiment du bien pour mon années car les profs à l’université considère que ce qui a été fait au lycée est acquis à la perfection. En gros si on vous annonce qu’un élève de terminal S cherche des cours, sautez dessus.
Enfin vous serez plongés dans le monde scolaire, or la PACES n’est qu’un stéréotype de ce monde. Je dirais même que c’est le summum de l’univers scolaire : rabâchage, tonne de chose à apprendre par coeur, discipline scolaire…

2. Secrétaire médical.

Travailler avec un éminent chirurgien ? Pourquoi pas, malheureusement c’est un job d’été qui n’est pas courant car cela demande quand même une formation de base. Mais je sais que certains docteurs acceptent des étudiants pour remplacer leurs secrétaires en congés d’été, surtout dans étudiants en médecine.
Je ne vous apprend rien en vous disant que bosser en contact direct avec un médecin est une véritable source de motivation et de connaissances pour les petits P1 que nous sommes.
C’est vraiment le job d’été de rêve.

1. Aide soignant.

Beaucoup plus accessible que le job précédant, n’hésitez pas à postuler à l’hôpital proche de chez vous : ils embauchent en masse durant les vacances ! Cela peut se faire également dans les maisons de retraites.
Certes il faut être courageux puisque les tâches qui vous seront confiés seront souvent ingrates : on a tous en tête le stéréotype de l’AS qui essuie de derrière d’un vieillard impotent, ramasser des déjections de divers provenances, pousser des chariots… Mais vous prendrez une grande longueur d’avance sur les étudiants de votre promotion.
D’ailleurs si vous passez vous aurez un stage obligatoire où vous ferez l’aide soignant, durant l’été. Une amie me rapportait à ce propos que les médecins et infirmières de son services lui avaient fait beaucoup plus confiance du coup lors de son stage vu qu’elle avait reçue cette expérience l’été précédent. Du coup elle a pu faire beaucoup plus de choses intéressantes (piqures, perfusions…)  pendant son stage que d’autres étudiants dans le même service.


Activités extra scolaires :

 

Autours de la planète médecine gravite un tas d’activités que souvent on s’interdit. Nombreuses sont les activités étudiantes qu’on doit zapper sous prétexte que le boulot nous prend trop de temps. Combien de fois ai-je été frustré… Par exemple j’ai manqué le banquet viking des étudiants d’archéologie haha.

 

Certains arrêtent tout, d’autres comme moi conservent tout de même certains plaisirs. Je pense que ce sont des soupapes nécessaires à une année harmonieuse. Tout s’interdire, c’est se vouer à une année merdique et pas forcément fructueuse.

 

Handball

 

Pour les gourmands :

 

Certains adorent sortir au restaurant de temps en temps pour bien se faire plaisir. Un coup se sera un bon fast food, un gros big mac pour se caller comme il faut avec des frites bien grasses. Déconseillé le midi avant d’aller en cours, sinon Morphée aura tendance à vous attirer vite fait dans ses bras.
Les sorties sushis ou crêperies sont aussi très appréciées des étudiants : abordable, dépaysant et délicieux. Autrement si vous pouvez vous payer un trois étoile Michelin… mais ça c’est un autre monde gastronomique et une autre histoire.

Vous verrez beaucoup d’avantages, notamment le fait de ne pas manger des plats tout prêts au micro onde pour ceux qui ne cuisinent pas. Et puis vous pourrez passer un moment sympathique avec vos potes et vous dire que votre vie sociale n’est pas totalement morte. Fini les repas solos et vive les petits moments conviviaux.

 

Pour les cinéphiles ou les théatreux :

 

Une toile le vendredi soir, ça fait plaisir. Après une semaine longue et épuisante, le ciiné sera une grosse bouffée d’oxygène. C’est fou comme les plaisirs banals de certaines personnes sont décuplés. Et oui, si c’est un de vos seuls loisirs, quel bonheur vous aurez une fois dans la salle avec votre paquet de pop corn dans les mains.
Un film d’action permettra de vous vider la tête, de ne penser à rien. Un film romantique à l’eau de rose ravivera des émotions enfouies en vous. Après rien ne vous empêche d’enchainer la pause gourmande avec la pause cinéphile, c’est même conseillé.
Certains préfèrent se déplacer à l’opéra ou au théâtre pour voir tout type de prestation : dance, cirque, théâtre, musique… Même si malheureusement la culture se perd de plus en plus dans les nouvelles générations ou du moins nous tendons vers une exécrable culture de masse, fruit de notre société de consommation.

 

Pour les sportifs :

 

Pendant mes deux années de PACES j’ai sacrifié une grosse partie de mon temps libre au sport. Pour moi c’était vraiment essentiel même si j’ai dû ralentir la cadence la deuxième année pour ne pas me planter.

Votre sport favori permettra de compenser les longues heures passée le cul assit sur une chaise. Le handball dans mon cas (d’où l’illustration), la petite balle pégueuse a rebondi d’abord en club puis en universitaire. Quel bonheur de pouvoir se défouler et de retrouver ses camarades de jeu… Et puis tous ces petits moments privilégiés, comme la troisième mi-temps ou les douches collectives… Haha je blague bien sûr.

Chez les hommes la dominante sera aux sports de brutasse, comme le football, le rugby, les arts martiaux, tandis que les femmes apprécieront d’avantage la dance, la gymnastique ou la natation, surplus de grâce oblige.

 

Pour les créatifs :

 

On ne peut pas dire que la P1 développe votre créativité, au contraire je dirais qu’elle la bride. Apprendre les acides aminés par cœur, bucher sur de la biochimie ou de la biologie cellulaire, se réciter les milliers de pages de votre manuels d’anatomie : rien de très imaginatifs.

Alors si vous aviez une passion artistique comme la photo, le théâtre, le dessin, la musique, la sculpture… Ne vous arrêtez surtout pas, continuez quitte à vous restreindre un peu. Cela vous épanouira surement.
Un coup de gratte avant de dormir par exemple, ou alors caricaturer les plus célèbres acteurs, ne vous en privez pas. Autrement il y a ceux dont la plume les démange, moi par exemple j’aime bien écrire. Mais j’avoue que je n’ai pas eu tellement l’occasion de le faire lorsque j’étais en PACES. Commencez un roman ou bien écrivez pour le journal local, ca vous fixera une sorte d’obligation plaisante. Parce qu’après trouver l’inspiration et la motivation devient compliqué.

 

Pour les lecteurs :

 

Ne pas laisser son livre d’aout sur la plage, ce serait vraiment dommage. La lecture permettra de vous évader dans des mondes insoupçonnés.  Le petit problème c’est qu’on s’est déjà abimé les yeux sur nos cours toute la journée et qu’on a pas forcément envie de réattaquer de nouvelles lignes de caractère dactylographiées. C’est l’excuse que je me donne pour justifier le peu de livres que j’ai écoulé à l’époque. Pourtant j’adore lire, autant les BDs que les romans. Je sais qu’il y en a pas mal en médecine qui dévorent pas mal de mangas.
Le mieux ca reste l’été quand le soleil arrive. Quand vous n’en pouvez plus, plongez sur votre table de chevet pour attraper votre live favori. Enfilez votre short puis foncez vers le parc le plus proche de chez vous. Enfin, après avoir enfilé vos lunettes de soleils posez vous dans un endroit d’herbe fraiche pour savourer une bonne pause lecture (j’ai l’impression d’écrire une nouvelle recette).

 

Pour les gamers :

 

A la limite c’est le loisir que je déconseillerais… Parce que franchement c’est un coup à ne pas s’arrêter, se coucher tard et ne pas être performant.
Les jeux addictifs comme les MMORPGS sont à éviter d’urgence ! Nombre de pauvres étudiants sont tombés dans les fastes du jeu vidéo avec une énorme proportion masculine étrangement ! Après si vous êtes capable de faire quelques parties de fifa et de vous arrêter en temps et en heure, pourquoi pas.
Personnellement ma console de jeux est restée dans ma chambre, chez mes parents. C’est mon petit frère pendant ce temps là qui s’est bien fait plaisir.

 

Alors n’oubliez pas de vous faire plaisir. Je le répète, ce qui est génial c’est que d’une part ca vous fera une bonne bouffée d’oxygène, vous serez ensuite beaucoup plus efficace dans le travail. De plus vous verrez que le moindre loisir sera un vrai bonheur, vous apprécierez la chose au centuple.


Direction les fjords Norvégiens pour une recette délicieuse aux saveurs marines. Parce que les lasagnes toutes prêtes à réchauffer au micro-onde ca va bien 5 minutes, mais comme tout le monde le répète « rien ne vaut la bonne cuisine maison ». Et lorsque l’on est étudiant, à défaut d’avoir les bons plats de mamans, il ne reste plus qu’à enfiler la toque et à se mettre aux fourneaux.

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Ingrédients :

– 1 paquet de lasagnes type Panzani.
– 1 bocal de champignons, si possible un mélange ou alors si vous préférez une sorte unique sachant qu’il n’y a rien de meilleur que des bonnes morilles ou de beaux cèpes.
– 1 boite d’allumettes de lard fumé.
– 1 paquet de saumon fumé (x 6 ou x8 tranches).
– 1 brique de crème liquide légère.
– Gruyère râpé.
– Jus de citron
– Lait
– Maizena
– Huile d’olive
– Ciboulette
– Thym.

Recette pour 4 personnes :

1- La première étape est de faire revenir les champignons et les lardons avec un peu d’huile d’olive dans une poêle. Rajouter thym et ciboulette pour le goût. Fignolez en rajoutant du lait et de la maïzena pour obtenir une sauce crémeuse. Si vous souhaitez quelque chose de bien liquide dosez plus en lait, et si vous en voulez une plus compacte rajoutez de la maïzena.

2- Placer une première couche de feuilles de lasagnes dans un plat fariné ou sur un papier cuisson (sinon bon courage pour la vaisselle). Mettre une bonne couche de crème liquide puis 3 ou 4 tranches de saumon.

3- Rajoutez du citron sur votre saumon. Par dessus versez la moitié de votre préparation crémeuse champ-lardons. Puis recouvrez d’une seconde couche de lasagne.

4- Réitérez l’opération dans le même ordre : crème-saumon-champi/lardons puis recouvrez d’une couche de lasagne.

5- Terminez la crème liquide sur le dessus et saupoudrez de gruyère râpé. Ensuite enfournez 30 minutes à 210 degrés (thermostat 7).

Petits plus :

– Si ce sont des lasagnes sans pré cuisson, n’hésitez pas à les humecter allègrement sinon certaines parties de vos pastas ressembleront à du carton, ce qui mettra en l’air toute votre préparation.

– Une fois n’ayant pas de lardons, j’ai remplacé par un gros oignon… C’est franchement pas mal du tout, mais je préfère la version avec les lardons.