Archives de novembre, 2013


Demain je vais attaquer mon second TP d’anatomie.
Tout se passe dans le bâtiment situé en face des salles d’ED. Bâtiment qui m’a toujours intrigué puisqu’en P1 je passais ma vie à bosser dans ces salles, séparé par une mince allée du Saint Graal… C’est à dire l’enseignement pratique.

Corps humain épluché
La première fois nous y sommes allé pour disséquer le thorax d’un homme assez âgé. Le but étant que l’externe qui pratique la dissection nous montre un peu tous les vaisseaux qui passent dans la région, ainsi que les nerfs et autres structures anatomiques. Même si les images du Netter sont très jolies, la réalité est vraiment supérieure à tout ce que l’on peut nous faire miroiter. Heureusement que certaines personnes donnent leur corps à la science afin que des étudiants en médecine comme nous puissent apprendre leur métier. Croyez moi c’est essentiel.

A peine entré dans le laboratoire, grand bâtiment moderne de couleur blanchâtre, l’odeur est saisissante. Bien que n’ayant pas fait la guerre, je crois pouvoir reconnaitre à jamais l’odeur d’un cadavre humain.
Ensuite la salle de dissection est très grande avec plusieurs poste de dissection. Il n’y en a qu’un seul qui était occupé lorsque nous sommes arrivés. Notre externe, lunettes vissées sur le crâne, patientait sourire aux lèvres. Le cadavre paraissait presque irréel au départ, on aurait cru une reproduction en plastique avec l’ensembles des cotes (découpée préalablement) rabattu sur l’abdomen. En s’approchant on s’est vite rendu compte que c’était de la matière organique et pas du polyester.

Nous étions un des premiers groupes à passer, du coup le corps devait être préservé un maximum. Quand je pense que certains de mes camarades qui sont passés après ont eu la chance de pouvoir palper et même prolonger la dissection (séparation de structures plus fines)… Mais bon c’est déjà une chance de pouvoir regarder.
L’externe, qui n’est autre qu’un étudiant en médecine de 5ème année, était vraiment bien calé en anatomie et nous a fait réviser un bon nombre de points de notre cours.
Voir une vraie aorte par exemple, cela n’a pas de prix. Pour une fois nous pouvions vérifier tout le savoir qui nous est inculqué : d’un oeil discret j’ai regardé si la division trachéale était bien située au niveau de la 4ème vertèbre thoracique. Ouf, c’est bon cela correspondait à peu près.

Pendant ce temps l’explication continua. Derrière moi j’ai senti une silhouette s’écarter. Je me suis retourné pour voir une fille la tête dans l’évier en train de vomir. C’est sur qu’il faut avoir l’estomac bien accroché, je plains ceux qui ont encore une gueule de bois d’une soirée de la veille.
Le fait que nous soyons par petits groupes de 20 permet une meilleure approche de la chose. Et heureusement j’avais hérité d’une position vraiment stratégique au premier rang juste devant l’examinateur. Une situation idéale pour en prendre « plein les mirettes ».

Finalement nouvelle expérience enrichissante, sachant que demain nous aurons le droit à une dissection de cerveau.
La matière grise révélée au grand jour, j’ai hâte.

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Malheureusement  j’ai peu de temps pour moi en ce moment ce qui explique le manque d’activité de mon blog, mais je suis toujours présent dans la blogosphère… N’en doutez pas !
J’ai enchainé le week-end d’intégration, le tutorat etc… Et le fauchage arrive la semaine prochaine.

Autrement, je tenais à vous faire une présentation, voici mon premier stéthoscope :

Sthétoscope copper

 

Il s’agit d’un Littmann classic II SE édition Cuivre.

Je ne lui ai pas encore donné de petit nom mais je sens qu’on risque d’être pote dans le futur. Ce bel outil ne m’est pas super utile pour le moment, mais nous allons commencer des E.D de sémiologie dès le second semestre. J’aurais donc surement l’occasion de m’en servir.

Au delà de son utilité en sémiologie, le stéthoscope est un des grands symbole du médecin. Personnellement c’est comme ça que je réussissais à différencier certains médecins (notamment les jeunes) du reste du personnel hospitalier. Je regardais s’ils avaient le stétho au cou, ou bien si une tubulure dépassait de la poche de la blouse.

Depuis que le célèbre Laennec a découvert ce fabuleux phénomène physique d’amplification du son : en réalité c’est plutôt une limitation d’atténuation, puisque l’onde sonore devient plane à force de rebondir sur les parois du tube.
Cela permet ainsi de manière non invasive d’explorer tous les bruits du corps humain, physiologiques et pathologiques.

Certains docteurs l’utilisent presque comme un sceptre afin d’affirmer l’heure autorité vis à vis du patients et des autres soignants. Pour d’autre c’est un outil banal.
Pour la petite anecdote, quand j’étais petit j’avais pas compris quand un jour un médecin de l’hôpital m’avait examiné. J’ai sursauté quand le bout froid de l’engin m’a touché la peau du dos.
En effet mon médecin généraliste que je trouve génial avait l’habitude de réchauffer tendrement le bout du stéthoscope avec la paume de sa main.

Comme dit l’adage « avant d’être docteur, il faut savoir être patient ».