Archives de janvier, 2014


Lucy in the sky with diamonds chantaient les beatles pour décrire les hallucinations qu’ils avaient sous LSD. Cette semaine je suis en stage d’anesthésie, et je dois vous avouer que j’ai envoyer plus d’un patient dans la 4ème dimension.

Anesthésie

Tout se passe bien, sauf qu’à mon stade c’est vraiment frustrant d’être pris pour une plante. C’est un peu un cercle vicieux. Car j’ai remarqué que les anesthésistes sous le coup du stress parlent très mal à leurs infirmiers, et ça nous retombe dessus nous les étudiants en médecine… Qui plus tard perpétueront la tradition de lynchage verbal.
C’est un peu dommage car l’ambiance est palpable au bloc. Vous me direz c’est un peu normal car nous avons des vies entre les mains. Sachez qu’il y a 20 ans on mourrait plus d’anesthésie que des opérations ou de leurs suites. Maintenant les techniques se sont grandement améliorées mais bon… Je trouve cela quand même dommage, car il pourrait y avoir un meilleur état d’esprit.

Je commence à m’habituer à l’ambiance bloc. Descendre, passer le sas entre le monde des bactéries et le monde décontaminé. De bon matin s’habiller avec des tenues spéciales, mettre un masque, des protèges chaussures, un chapeau ridicule… Et se lancer dans la fourmilière. Tout le monde s’active, soit pour remplir les stocks soit pour s’afférer vers les blocs. Dedans n’en parlons pas : infirmiers, infirmiers anesthésistes, aides soignants, externes (comme moi, en gros les étudiants de médecine au début de leurs études), internes, chirurgiens, anesthésistes… Nous, on se met quelque part pour ne pas géner, et au final on ne fait pas grand chose. J’essaye de forcer un peu le destin cependant en foncant dès qu’il y a a faire, et en n’hésitant pas à poser les questions qu’il faut.
J’aide un peu à préparer les plateaux, les différentes solutions. Ensuite je commence à ventiler les patients, insérer des canules de guedel et toutes ces choses qui font parties d’un monde à part. Bientôt qui sait, on me laissera peut être manier le laryngoscope pour que je puisse intuber pour la première fois.
Niveau habituation, la déformation de la vision du corps humain par les études médicales commencent déjà pas mal. Les odeurs, les images de corps ouverts me paraissent presque naturels. De ce côté je ne me fait aucun soucis, et j’essaye de prendre le maximum de recul.

Aujourd’hui j’ai vu les deux opérations que j’ai subi à mon genou rassemblée en une :
– ménisque.
– ligament croisé antérieur.
C’est fou de se dire « punaise, mais j’étais à sa place » (d’autant que c’était un jeune) !
Les chirurgiens on vraiment l’habitude et le coup de main. A peine tu es entré dans la salle, même sans aucun signe distinctif, tu reconnais direct le ponte de service ! Une auréole de respect brille au dessus de son crâne.
Il attrape la jambe et la manipule de long en large avec de grand mouvement et des outils barbares qui donnent l’impression vu de l’extérieur qu’on se trouve dans une boucherie. C’est ce qu’on appelle l’habitude et la sureté des gestes.
J’ai encore la semaine prochaine à faire en anesthésie, puis j’enchaine avec 1 mois de joie avec les chirurgiens.
Pour l’instant je suis vraiment déçu de faire aussi peu de chose, même si à côté je vois énormément de choses cool. Les anesthésistes que j’ai pu rencontrer pour l’instant sont loins d’être pédaguoges. Mais je ne désespère pas, des copains m’ont rapporté qu’il y en avait des supers. C’est comme une boite de chocolat, je me lève à 5h30 le matin en espérant tomber sur le bon.
Confusius disait « Nul n’est le propriétaire de son savoir, il n’en est que le détenteur »

A tchao Bonsoir


Royal Fish Burger :

 Final 1

A l’instar des anciennes fast food qui officie en hexagone, il me prend parfois la folle envie de faire des burgers.
Cette fois ci j’ai décidé de tout faire de A à Z c’est à dire du pain à l’assemblage.
Pour faire un peu original et sortir des sentiers battus j’ai décidé de faire un burger avec du poisson… Pané bien sur, car comme le disait un de mes profs en médecine « L’homme a une appétence naturelle pour le gras. A votre avis dans les caverne on survit mieux avec un bon morceau de cochon ou avec 3 feuilles de salade ? ».
Voilà cela explique qu’au restaurant pour accompagner les plats on servira 9 fois sur 10 des frites !
On ne va pas se lancer sur des remontrances sur le cholestérol, car au final il n’est pas interdit de se faire plaisir de temps en temps. Le tout est de ne pas manger que des choses grasses.
Je peux vous dire qu’on va se régaler.
Hop, je file aux fourneaux.

Pour les pains à burger ou bun’s :

 Pains burger

Ingrédients dans l’ordre de pétrissage :

125g de farine T55 (blanche)

125g de farine T80 (semi-complète)

5g de sucre

5g de sel

12 cl de lait à température ambiante

10g de levure de boulanger

60g de beurre fondu

1 oeuf

Pour la finition :

1 oeuf avec du sel pour la dorure

                                   

– Dans un saladier, mélangez les 2 farines, le sel et le sucre. Creusez une fontaine.
Diluez la levure dans le lait à température ambiante.
Ajoutez le lait à le levure au centre de la farine.

– Commencez à mélanger avec une spatule solide.
Ajoutez le beurre fondu.
Continuez de malaxer et ajouter l’oeuf battu en deux fois.
.

– Filmez la pâte et laissez-la doubler de volume dans l’endroit le plus tiède de votre cuisine.
Rabattez la pâte et laissez idéalement refroidir une heure au réfrigérateur.
Pesez des morceaux de 80g pour des gros hamburgers.

– Boulez les pâtons et posez-les sur une plaque en quinconce.
Aplatissez légèrement les boules de pâtes et dorez-les légèrement.

– Laissez pousser une deuxième fois les burgers. Enfournez dans un four chaud à 175°C pendant 12 à 20 minutes selon la taille de vos burgers.
Laissez refroidir les burgers avant de les utiliser.

Ouef

Malheureusement je n’avais pas de graines, mais n’hésitez pas à ajouter des graines de lin, de sésame… Ca donnera un petite touche supplémentaire à vos bun’s.

Préparez la garniture :

Sauce

Ingrédients pour la sauce poivrons-fenouil :

– 4 poivrons rouges
– 1 bulbe de fenouil coupé en dés
– 65 mL de vin blanc

– 50 mL d’eau
– 1 gousse d’ail écrasée
– 1 échalote
– sel et poivre

 

Faire griller les poivrons rouges jusqu’à ce que la peau soit noircie.

Déposer le poivron dans un contenant hermétique, environ dix minutes, jusqu’à ce que la peau s’enlève facilement. Enlever la peau, les grains et couper grossièrement la chair.

Faire sauter à la poêle l’ail, l’échalote et le fenouil dans un peu d’huile, jusqu’à ce que l’ échalote devienne transparente.

Déglacer la poêle au vin blanc; verser l’eau; ajouter les poivrons et laisser mijoter à feux doux pendant quinze minutes.

Passer la sauce au robot; remettre à mijoter quelques minutes et assaisonner au goût.

 

Ingrédients pour le reste :

– 2 poissons panés carrés
– 4 tranches de fromage
– de la salade, moi je préfère la laitue iceberg

Ensuite à côté faites cuire le poisson pané sur le côté.
Attention il est important de cuir cela à feu doux car sinon le centre du poisson va rester froid et le « pané » va cramer malheureusement.
Inutile de re-saler puisque la sauce et le pain s’en chargeront.

Assemblez :

Ingrédients :

– 2 pains à burger à trancher en deux
– 2 poissons panés carrés cuits
– sauce poivron-fenouil
– 4 tranches de fromage
– de la salade, moi je préfère la laitue iceberg

– Vous devez prendre vos bun’s et tartiner avec la sauce.
Ensuite, placez deux tranches de fromages au contact du pain.
– Ajouter sur chaque face une feuille de salade puis le poisson pané.
Enfournez à nouveau 2 petites minutes à 180°C histoire que le fromage fonde un peu.
– Servez accompagné de salade.

Qu’en pensez vous ?
C’est tout de même mieux que les espèces de casse-croutes dégueulasse qu’on peut trouver dans des surfaces type McDo, Quick, Burger King. Ouvrez un burger de las bas et vous tomberez des nus. Le fromage dégouline, les légumes sont lyophilisés, les steaks sont plus fins qu’une feuille de papiers et issus de restes d’abas infâmes…

En tant qu’étudiant je dois vous avouer que d’habitude quand je fais mes burgers (d’ailleurs souvent plus classique que mon Fish Burger) j’utilise des bun’s tout prêts par manque de temps. Mais là après la fin des partiels je voulais tester d’en faire moi-même et je dois vous avouer que ce n’est vraiment pas mal.
Quoi qu’il en soit, c’est un vrai délice croyez moi.

Final 3Final 2

Pour l’occasion je tente le concours du blog de Jenny intitulé home made.

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