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Un petit billet pour vous parler de mon stage en chirurgie.

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Et bien bingo, il se passe nettement mieux que la partie anesthésie.
Je suis avec un chirurgien plutôt jeune, d’ailleurs c’est celui qui m’a opéré du genou en décembre (je me suis arrangé pour l’avoir comme référent).

J’assiste aux consultations avec lui. Très pédagogique il m’explique pas mal de chose alors que je suis un gros néophyte Imaginez lorsqu’il me pose des questions sur des radios : « Tu vois quoi là ? » « Bah, une tâche » « Mais nooon c’est un des signes majeurs d’arthroses avec blablablabla… ».
Il s’agit donc de chirurgie orthopédique : tumeurs osseuses, fractures, ligaments croisés, prothèse de hanche, prothèse de genou…
Bref tout un attirail particulier qui vaut une réputation de bourrins à ces chers amis orthopédistes. Ce n’est pas le cas de mon chirurgien même si la première fois que je l’ai vu au bloc il tapait comme un forcené avec un marteau afin d’enfoncer une prothèse.

Alors oui on se croirait dans une des forges tenues par les nains du Mordor, et pourtant l’environnement est stérile et peuplé de petit bonhommes en bleus qui diffèrent en tous points des schtroumpfs.
Puis le chirurgien attrape un petit bistouris tout fin, à ce moment on se dit « ça y est on passe à la finesse »… Une odeur de poulet grillé passe à travers les masques, et oui à l’heure de la technologie il s’agit de bistouris électriques.

Heureusement que mon chirurgien est sympa, parce que les infirmières ne le sont pas toujours. Certaines me vouent une haine tenace et me voient comme un pestiféré qui empiète sur leurs platebandes.
Grace à lui j’ai pu m’habiller en stérile et l’assister en lui donnant certains outils, en tenant les écarteurs ou en utilisant « l’aspirateur à sang ». Il m’est donc arrivé de tomber sur des infirmières qui ne supportent pas qu’un gamin de 20 ans sans aucune expérience puissent s’occuper de certaines de leur tâche.
A ce moment elle utilisent une technique bien perfide : souligner la moindre de mes erreurs, ce qui va de la plus fine imperfection aux grosses bêtises que je peux faire. Méa culpa je suis au début du périple.

Demain je retourne au bloc afin d’apprendre toujours et encore plus de mes ainés.
La médecine forme grâce au compagnonnage ce qui implique une pédagogie et une humanité évidente. N’est-ce pas les principales qualités que doit avoir un soignant?


Malheureusement  j’ai peu de temps pour moi en ce moment ce qui explique le manque d’activité de mon blog, mais je suis toujours présent dans la blogosphère… N’en doutez pas !
J’ai enchainé le week-end d’intégration, le tutorat etc… Et le fauchage arrive la semaine prochaine.

Autrement, je tenais à vous faire une présentation, voici mon premier stéthoscope :

Sthétoscope copper

 

Il s’agit d’un Littmann classic II SE édition Cuivre.

Je ne lui ai pas encore donné de petit nom mais je sens qu’on risque d’être pote dans le futur. Ce bel outil ne m’est pas super utile pour le moment, mais nous allons commencer des E.D de sémiologie dès le second semestre. J’aurais donc surement l’occasion de m’en servir.

Au delà de son utilité en sémiologie, le stéthoscope est un des grands symbole du médecin. Personnellement c’est comme ça que je réussissais à différencier certains médecins (notamment les jeunes) du reste du personnel hospitalier. Je regardais s’ils avaient le stétho au cou, ou bien si une tubulure dépassait de la poche de la blouse.

Depuis que le célèbre Laennec a découvert ce fabuleux phénomène physique d’amplification du son : en réalité c’est plutôt une limitation d’atténuation, puisque l’onde sonore devient plane à force de rebondir sur les parois du tube.
Cela permet ainsi de manière non invasive d’explorer tous les bruits du corps humain, physiologiques et pathologiques.

Certains docteurs l’utilisent presque comme un sceptre afin d’affirmer l’heure autorité vis à vis du patients et des autres soignants. Pour d’autre c’est un outil banal.
Pour la petite anecdote, quand j’étais petit j’avais pas compris quand un jour un médecin de l’hôpital m’avait examiné. J’ai sursauté quand le bout froid de l’engin m’a touché la peau du dos.
En effet mon médecin généraliste que je trouve génial avait l’habitude de réchauffer tendrement le bout du stéthoscope avec la paume de sa main.

Comme dit l’adage « avant d’être docteur, il faut savoir être patient ».


Depuis quelques années déjà les séries TV portant sur le monde de la médecine fleurissent : docteur House, Urgence, Scrubs, Grey’s Anatomy… On pourrait y rattacher également Bones même s’il s’agit d’avantage d’une série policière anthropologique.

Est-ce qu’elles sont bénéfiques ou alors est-ce qu’elles détruisent l’image des soignants ? Affaire à suivre…

 Séries TV médicales

Pour :

 

Ces émissions ont déjà pour avantage de vulgariser la médecine à un  large publique. Même s’il s’agit souvent de maladies improbables, très rares, curables difficilement… Il arrive parfois qu’on retrouve un certain nombre de terme, de gestes, de maladies qui sont bonnes à acquérir pour sa culture générale.
Pour les étudiants en médecine c’est encore mieux, on retrouve énormément de choses que l’on voit en cours. Et quand on est en PACES on ressent une certaines fierté en ce disant « tiens, je connais cette pathologie », encore plus si l’on peut la détailler encore plus avec ses symptômes et les thérapies qui en découlent.

 

Moi je ne vais pas vous les cacher je suis un grand fan de Docteur House, j’ai regardé les 8 saisons pendant mes pauses repas de PACES. Tout la journée c’est ce qui me faisait tenir le rythme de boulot, à chaque fois je me disais « pense à ce soir, ce bon petit repas et l’épisode de docteur House ».
Mais bon il faut dire aussi que, comme partout, il y a des bonnes et des mauvaises séries médicales ce que je détaillerai plus bas.

 

Ensuite l’intérêt du publique faisant le succès de ces séries est intéressant à analyser. Par exemple je suis intimement convaincu que cela a donné envie à beaucoup de gens de commencer des études d’infirmière, de médecin, de manipulateur radio, de brancardier… Parce qu’elles ouvrent l’hôpital à une population entière, or tout le monde n’a pas eu la malchance d’y aller faire un tour pour se soigner.
Grosso modo, le système français avec le CHU et cela depuis la réforme Debray de 1958, s’inspire très largement du système hospitalier américain (oui j’ai bien appris mes leçons :p). Donc mis à part le financement de la santé qui pour nous n’est pas un problème, contrairement aux USA où les ménages s’endettent sur de longues années pour se soigner, on a une bonne vue d’ensemble de ce que peuvent être les structures françaises et leur fonctionnement.

 

Contre :

 

Avez vous vu le docteur Mammour de grey’s Anatomy ? C’est juste risible. L’image du médecin dans cette série est aberrent : beau, propre sur lui, infaillible… Le soignant devient une sorte de McGyver, de dieu vivant, capable de faire face à toutes les situations. Mais cela ne se passe pas comme ça dans la vraie vie, il a aussi ses faiblesses et ses états d’âme. Après on s’étonne que des soignants se fassent agresser dans les hôpitaux à causes de patients mécontents. Déjà premier gros hic.

D’ailleurs je ne veux pas stigmatiser Grey’s Anatomy sur ce point, car on peut le retrouver dans les autres séries. Docteur House y est compris, quand on regarde le docteur Chase ou numéro 13 il y a de quoi se poser des questions. Mais bon c’est moins marqué quand même car on entre plus dans les abysses de ses personnages qui nous révèlent au fur et à mesure leur intimité et leurs faiblesses.

 

Idem la fameuse culture médicale donnée aux patients peut être délétère dans le sens où l’on obtient des « patients-consommateurs ». C’est à dire que certaines personnes font de l’automédication à tort en se prenant pour des médecins en herbe, or ce n’est pas pour rien que la formation dure 9 ans. Ou alors ils vont voir leur médecin en ayant d’ors et déjà posé leur propre diagnostic si bien que lorsque le toubib leur propose des alternatives thérapeutiques : ils ne sont pas d’accord avec celles ci et ne comptent pas se plier à l’avis du docteur. Ensuite ces patients vont consulter l’avis d’un autre spécialiste (du type cardiologue bien onéreux), ce qui creuse d’avantage le trou de la sécurité sociale. Certains trouveront que je pousse peut être les choses un peu loin, mais croyez moi ce sont des situations bien plus fréquents qu’on ne veut bien le croire.

 

Enfin on pourrait aussi reprocher un petit peu cette « médecine-spectacle » à tout prix. Même si on ne peut pas vraiment en vouloir au cinéma pour cela, c’est ce qui les fait vivre. Mais bon par exemple quand je vois dans ces séries comment les médecins procèdent à la trachéotomie, d’une je m’aperçoit que la méthode utilisée n’est pas du tout conforme, qu’ils ne prennent aucune précaution, qu’elle se fait ultra rapidement… Bref, c’est la même chose pour les pathologies rencontrées. Généralement ce sont des syndromes de dingues qui en réalité touchent un patient sur un milliard. Donc au final l’image de l’hôpital des séries évoquées  n’est pas si proches du notre. Il est certains que les petits points de suture ou le changement d’une sonde vésicale sont bien moins impressionnant que la neurochirurgie du nerf Abducens ou le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter. Que voulez vous, je ne pense pas non plus que les mousquetaires de Louis XIV se battaient à l’épée comme Antonio Banderas jouant Zorro. C’est le cinéma baby !

 

Docteur House est fini, vivement la prochaine série médicale de haut rang que je me l’enfile comme un glouton ! Comme quoi il doit quand même y avoir pas mal de bon là dedans.


Ce matin l’envie m’a prit d’imaginer quels seraient les petits boulots les mieux adaptés aux PACES. Biensur ceux ci se déroulent pendant l’été, parce que durant l’année scolaire nous n’avons pas le temps nécessaire.

Peut être que cela donnera des idées pour les prochaines vacances à des personnes en manque d’inspiration.

Top 10

10. Animateur en colonie de vacances.

Faire le clown pour amuser une horde de gosses, vous me direz quel est le rapport avec la P1 ? Et bien c’est vrai que ce n’est pas flagrant mais disons que c’est un job d’été très commun à partir du moment où l’on possède le BAFA… Or cela peut être essentiel pour tout ceux qui veulent se diriger vers la pédiatrie. C’est vraiment un premier contact avec les enfants qui s’avère très important.

9. Manutentionnaire à l’hôpital

Couper les haies du CHU, balayer le vomis des malades, tracter les plateaux repas… Jamais un travail bien gratifiant mais c’est quand même un lien avec le milieu hospitalier. En revanche disons que ce contact sera souvent peu étroit, on pourra même sentir une barrière parfois entre les professionnels de santé et ceux qui s’occupent de l’hôpital. Mais bon cela peut motiver à travailler dans le domaine, à l’instar d’un petit enfant qui dévore des yeux la vitrine d’un magasin de friandises.

8. Caissier.

Pourquoi caissier ? Et bien d’une part car cela vous entrainera à rester assit des heures et des heures durant sans avoir trop de fourmis dans le coccyx. D’autre part vous pourrez faire des horaires assez improbables qui pousseront vers les minuits pour les supermarchés de ville, et puis c’est un travail aussi fastidieux que répétitif, redondant…

7. Serveur.

Franchement le pire ce sont les saisonniers qui bossent dans les bars de stations balnéaires en plein été. Je n’en ai jamais fait l’expérience, mais je suis souvent de l’autre côté du bar à les regarder courir à droite et à gauche.
Il faudra beaucoup de courage et ne pas avoir peur de faire des heures.

6. Ouvrier Agricole.

C’est ce que j’ai fait cet été, puisque j’ai bossé dans un silo de céréales. Ce fut vraiment très enrichissant, j’ai découvert le monde fermé de l’agriculture. Tout comme les P1 vous ne compterez pas vos heures de travail (en plein boom de moisson j’ai fait des semaines à plus de 60 heures). Ensuite tout dépend de ce que vous ferez mais moi j’avais pas mal de chiffres à gérer (gestion des stocks, des quantités livrées…) et des analyses de céréale à faire… Bon j’ai fait aussi pas mal de balais dans une tonne de poussière et des céréales pourris/germés, ça c’est le côté beaucoup moins cool.
Une autre facette du boulot est prisée par les étudiants : la cueillette de fruits/légumes. Ainsi vous pourrez partir en bourgogne pour les vendanges ou sur la côte d’azur pour les fruits car souvent un logement peut être mis à disposition.
En gros vous pourrez toujours trouver des rapports avec la P1.
L’avantage c’est que la paie suit, mais bon il faut avoir le courage et une voiture pour se déplacer en pleine campagne.

5. Equipier Macdo, Quick, KFC

Ca je le déconseille, pour moi c’est le job de secours par excellence. C’est à dire qu’il est facile d’y rentrer puisque ces grandes chaines de fast food recherche des étudiants à exploiter à la pelle. Enfin bon, c’est toujours mieux que rien !
Mais vous serez exploité et rémunéré comme un chien (genre vos horaires du dimanche ne seront même pas majorés…). Idem que pour les serveurs : courage et longs horaires. Cela forge le caractère, pour ne pas avoir peur de l’adversité lorsque l’on rentre en PACES. Cela apprend à toujours aller de l’avant et repousser ses limites.

4. Ouvrier en usine.

J’ai pas envie d’être redondant mais bon là pareil : courage et longs horaires. Souvent c’est un job qui n’est vraiment pas gratifiant et intéressant. Pour tout ceux qui connaissent le taylorisme ou bien qui sont fan des « Temps modernes » de Charlie Chaplin comprendrons bien qu’au niveau répétition c’est le must.
Loin d’être un travail intellectuel, vous aurez parfois l’impression de faire une marche dans le désert et vous scruterez votre montre toutes les 2 minutes en attendant la fin de votre journée.
Par contre là où cela peut être intéressant, ce serait de bosser dans une entreprise pharmaceutique ! Vous verrez que cela rendra vos cours d’UE6 et d’UE1 plus intéressants.

3. Professeur particulier.

Enseigner à des gosses ça a beaucoup d’avantages. Vous enseignerez des méthodes de travail qui seront applicable à votre propre cursus ! Et lorsque l’on conseil une discipline de vie, il faut être un bon modèle (sinon c’est l’hôpital qui se fout de la charité).
Puis, selon le niveau de vos élèves, vous serez amené à réviser vos anciens cours qui sont les bases de la PACES. Et franchement des rappels notamment en mathématiques m’auraient fait vraiment du bien pour mon années car les profs à l’université considère que ce qui a été fait au lycée est acquis à la perfection. En gros si on vous annonce qu’un élève de terminal S cherche des cours, sautez dessus.
Enfin vous serez plongés dans le monde scolaire, or la PACES n’est qu’un stéréotype de ce monde. Je dirais même que c’est le summum de l’univers scolaire : rabâchage, tonne de chose à apprendre par coeur, discipline scolaire…

2. Secrétaire médical.

Travailler avec un éminent chirurgien ? Pourquoi pas, malheureusement c’est un job d’été qui n’est pas courant car cela demande quand même une formation de base. Mais je sais que certains docteurs acceptent des étudiants pour remplacer leurs secrétaires en congés d’été, surtout dans étudiants en médecine.
Je ne vous apprend rien en vous disant que bosser en contact direct avec un médecin est une véritable source de motivation et de connaissances pour les petits P1 que nous sommes.
C’est vraiment le job d’été de rêve.

1. Aide soignant.

Beaucoup plus accessible que le job précédant, n’hésitez pas à postuler à l’hôpital proche de chez vous : ils embauchent en masse durant les vacances ! Cela peut se faire également dans les maisons de retraites.
Certes il faut être courageux puisque les tâches qui vous seront confiés seront souvent ingrates : on a tous en tête le stéréotype de l’AS qui essuie de derrière d’un vieillard impotent, ramasser des déjections de divers provenances, pousser des chariots… Mais vous prendrez une grande longueur d’avance sur les étudiants de votre promotion.
D’ailleurs si vous passez vous aurez un stage obligatoire où vous ferez l’aide soignant, durant l’été. Une amie me rapportait à ce propos que les médecins et infirmières de son services lui avaient fait beaucoup plus confiance du coup lors de son stage vu qu’elle avait reçue cette expérience l’été précédent. Du coup elle a pu faire beaucoup plus de choses intéressantes (piqures, perfusions…)  pendant son stage que d’autres étudiants dans le même service.


Activités extra scolaires :

 

Autours de la planète médecine gravite un tas d’activités que souvent on s’interdit. Nombreuses sont les activités étudiantes qu’on doit zapper sous prétexte que le boulot nous prend trop de temps. Combien de fois ai-je été frustré… Par exemple j’ai manqué le banquet viking des étudiants d’archéologie haha.

 

Certains arrêtent tout, d’autres comme moi conservent tout de même certains plaisirs. Je pense que ce sont des soupapes nécessaires à une année harmonieuse. Tout s’interdire, c’est se vouer à une année merdique et pas forcément fructueuse.

 

Handball

 

Pour les gourmands :

 

Certains adorent sortir au restaurant de temps en temps pour bien se faire plaisir. Un coup se sera un bon fast food, un gros big mac pour se caller comme il faut avec des frites bien grasses. Déconseillé le midi avant d’aller en cours, sinon Morphée aura tendance à vous attirer vite fait dans ses bras.
Les sorties sushis ou crêperies sont aussi très appréciées des étudiants : abordable, dépaysant et délicieux. Autrement si vous pouvez vous payer un trois étoile Michelin… mais ça c’est un autre monde gastronomique et une autre histoire.

Vous verrez beaucoup d’avantages, notamment le fait de ne pas manger des plats tout prêts au micro onde pour ceux qui ne cuisinent pas. Et puis vous pourrez passer un moment sympathique avec vos potes et vous dire que votre vie sociale n’est pas totalement morte. Fini les repas solos et vive les petits moments conviviaux.

 

Pour les cinéphiles ou les théatreux :

 

Une toile le vendredi soir, ça fait plaisir. Après une semaine longue et épuisante, le ciiné sera une grosse bouffée d’oxygène. C’est fou comme les plaisirs banals de certaines personnes sont décuplés. Et oui, si c’est un de vos seuls loisirs, quel bonheur vous aurez une fois dans la salle avec votre paquet de pop corn dans les mains.
Un film d’action permettra de vous vider la tête, de ne penser à rien. Un film romantique à l’eau de rose ravivera des émotions enfouies en vous. Après rien ne vous empêche d’enchainer la pause gourmande avec la pause cinéphile, c’est même conseillé.
Certains préfèrent se déplacer à l’opéra ou au théâtre pour voir tout type de prestation : dance, cirque, théâtre, musique… Même si malheureusement la culture se perd de plus en plus dans les nouvelles générations ou du moins nous tendons vers une exécrable culture de masse, fruit de notre société de consommation.

 

Pour les sportifs :

 

Pendant mes deux années de PACES j’ai sacrifié une grosse partie de mon temps libre au sport. Pour moi c’était vraiment essentiel même si j’ai dû ralentir la cadence la deuxième année pour ne pas me planter.

Votre sport favori permettra de compenser les longues heures passée le cul assit sur une chaise. Le handball dans mon cas (d’où l’illustration), la petite balle pégueuse a rebondi d’abord en club puis en universitaire. Quel bonheur de pouvoir se défouler et de retrouver ses camarades de jeu… Et puis tous ces petits moments privilégiés, comme la troisième mi-temps ou les douches collectives… Haha je blague bien sûr.

Chez les hommes la dominante sera aux sports de brutasse, comme le football, le rugby, les arts martiaux, tandis que les femmes apprécieront d’avantage la dance, la gymnastique ou la natation, surplus de grâce oblige.

 

Pour les créatifs :

 

On ne peut pas dire que la P1 développe votre créativité, au contraire je dirais qu’elle la bride. Apprendre les acides aminés par cœur, bucher sur de la biochimie ou de la biologie cellulaire, se réciter les milliers de pages de votre manuels d’anatomie : rien de très imaginatifs.

Alors si vous aviez une passion artistique comme la photo, le théâtre, le dessin, la musique, la sculpture… Ne vous arrêtez surtout pas, continuez quitte à vous restreindre un peu. Cela vous épanouira surement.
Un coup de gratte avant de dormir par exemple, ou alors caricaturer les plus célèbres acteurs, ne vous en privez pas. Autrement il y a ceux dont la plume les démange, moi par exemple j’aime bien écrire. Mais j’avoue que je n’ai pas eu tellement l’occasion de le faire lorsque j’étais en PACES. Commencez un roman ou bien écrivez pour le journal local, ca vous fixera une sorte d’obligation plaisante. Parce qu’après trouver l’inspiration et la motivation devient compliqué.

 

Pour les lecteurs :

 

Ne pas laisser son livre d’aout sur la plage, ce serait vraiment dommage. La lecture permettra de vous évader dans des mondes insoupçonnés.  Le petit problème c’est qu’on s’est déjà abimé les yeux sur nos cours toute la journée et qu’on a pas forcément envie de réattaquer de nouvelles lignes de caractère dactylographiées. C’est l’excuse que je me donne pour justifier le peu de livres que j’ai écoulé à l’époque. Pourtant j’adore lire, autant les BDs que les romans. Je sais qu’il y en a pas mal en médecine qui dévorent pas mal de mangas.
Le mieux ca reste l’été quand le soleil arrive. Quand vous n’en pouvez plus, plongez sur votre table de chevet pour attraper votre live favori. Enfilez votre short puis foncez vers le parc le plus proche de chez vous. Enfin, après avoir enfilé vos lunettes de soleils posez vous dans un endroit d’herbe fraiche pour savourer une bonne pause lecture (j’ai l’impression d’écrire une nouvelle recette).

 

Pour les gamers :

 

A la limite c’est le loisir que je déconseillerais… Parce que franchement c’est un coup à ne pas s’arrêter, se coucher tard et ne pas être performant.
Les jeux addictifs comme les MMORPGS sont à éviter d’urgence ! Nombre de pauvres étudiants sont tombés dans les fastes du jeu vidéo avec une énorme proportion masculine étrangement ! Après si vous êtes capable de faire quelques parties de fifa et de vous arrêter en temps et en heure, pourquoi pas.
Personnellement ma console de jeux est restée dans ma chambre, chez mes parents. C’est mon petit frère pendant ce temps là qui s’est bien fait plaisir.

 

Alors n’oubliez pas de vous faire plaisir. Je le répète, ce qui est génial c’est que d’une part ca vous fera une bonne bouffée d’oxygène, vous serez ensuite beaucoup plus efficace dans le travail. De plus vous verrez que le moindre loisir sera un vrai bonheur, vous apprécierez la chose au centuple.


L’été revient, et la chaleur aussi. Je sors donc des petites recettes estivales, fraiches à souhait pour se régaler. On commence par un dessert qui nous vient tout droit d’Italie : la trifle.
Pour l’accord des saveurs, je l’ai trouvé lors d’un petit déjeuner. L’abricot se marrie à merveille avec le spéculos, une vraie tuerie.

Trifle spéculos-abricot 2

Ingrédients :

– 2 biscuits spéculos de type Bastogne de Lu (les meilleurs).
– 2 à 3 abricots selon la taille.
– 1 fromage blanc ou yaourt nature/vanille.
– Des toppings : décoration, caramel… selon le gout.

Recette pour 1 personne :

Commencez par piler grossièrement vos 2 spéculos afin d’obtenir plusieurs petits morceaux et non de la poudre. Puis le disposer au fond de votre vernie. Vous pouvez faire plusieurs étages également, moi j’ai préféré n’en faire qu’un seul.

Prenez un yahourt bien frais qui sort tout juste de votre réfrigérateur, puis mélangez le avec la moitié de vos abricots coupés en tranches. Versez cette dernière préparation dans la verrine.

Recouvrez le tout avec le reste de vos abricots en tranche afin d’avoir une verrine vraiment jolie. Vous pouvez ensuite ajouté vos topping, moi j’ai choisi des copeaux de chocolats en vermicelles nappés de colorants.
C’était donc plutôt pour le côté esthétique.

Savourez ce dessert bien frais, au bord de votre piscine ou sur votre terrasse : le bonheur !

Petits plus :

– J’ai eu la mauvaise idée de remettre les verrine au réfrigérateur pour les garder bien au frais, c’est déconseillé avec les vermicelles car étrangement ils fondent. Du coup c’est moins joli, mais bon…

– Ne rajoutez pas de sucre, la quantité présente dans la recette est largement suffisante.

– Alternative : Si vous aimez l’acidité n’hésitez à rajouter du jus de citron dans votre préparation. J’ai essayé également le mélange fraise / biscuit au chocolat et c’est aussi délicieux.


Faire un an de PACES, se casser les fesses. Mais pourquoi au final ? Pourquoi faudrait il mettre sa vie satellite en stand by pendant toute une année…
Zoom sur les facteurs moteurs.

Motivation

Certains se disent que pendant 1 voire 2 ans, on doit bosser comme des dingues sans avoir une certitude de résultat. Le pire c’est qu’en cas de réussite, de nombreuses années d’études suivent derrière. Alors pourquoi faudrait il se donner du mal ?

Pour certain la médecine est une véritable vocation, ils veulent faire cela depuis leur plus tendre enfance. Pour d’autre, c’est le docteur mamour de Gray’s Anatomy qui leur a donné envie, après tout il est tellement séduisant.
Il existe aussi des énergumènes qui font cela juste pour avoir un job rassurant qui paye bien. Oui certaines veulent devenir médecin pour fric, c’est assez malheureux à dire.
D’autres ont perdu des proches et sont révoltés par l’impuissance de la médecine moderne, ils veulent apporter leur contribution à l’éradication des maladies.

Quoi qu’il en soit, durant mon job d’été (je fais la moisson actuellement) j’ai pu me rendre compte à quel point on a de la chance d’exercer dans un domaine très intéressant. Tous les jours dans les silos je vois des manutentionnaires n’ayant pas de diplôme qui font un travail extrêmement ennuyeux et répétitif.
Les parents ont toujours poussé les enfants à bien travailler à l’école dans ce but. D’ailleurs sur ce point cela me fait rire d’entendre les plébéiens critiquer le salaire des médecins, qui possèdent un doctorat et soignent des vies. A côté de cela, ça ne dérange personne de mettre 40 euros chez le coiffeur pour un nouveau brushing.

Alors que Dan Brown dans son nouveau roman « Inferno » pose la question soulevée déjà par Malthus ou le club de Rome : nous nous dirigeons vers une surpopulation, la terre pourra-t-elle subvenir aux besoins de notre espèce ?
La médecine moderne s’efforce de soigner, diagnostic, rechercher… Afin d’améliorer ou de sauver la vie de milliards d’âmes humaines. Parce que les vies humaines sont bien plus que de simples chiffres, ce métier est le plus beau du monde. Être médecin, cela se mérite.