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Un petit billet pour vous parler de mon stage en chirurgie.

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Et bien bingo, il se passe nettement mieux que la partie anesthésie.
Je suis avec un chirurgien plutôt jeune, d’ailleurs c’est celui qui m’a opéré du genou en décembre (je me suis arrangé pour l’avoir comme référent).

J’assiste aux consultations avec lui. Très pédagogique il m’explique pas mal de chose alors que je suis un gros néophyte Imaginez lorsqu’il me pose des questions sur des radios : « Tu vois quoi là ? » « Bah, une tâche » « Mais nooon c’est un des signes majeurs d’arthroses avec blablablabla… ».
Il s’agit donc de chirurgie orthopédique : tumeurs osseuses, fractures, ligaments croisés, prothèse de hanche, prothèse de genou…
Bref tout un attirail particulier qui vaut une réputation de bourrins à ces chers amis orthopédistes. Ce n’est pas le cas de mon chirurgien même si la première fois que je l’ai vu au bloc il tapait comme un forcené avec un marteau afin d’enfoncer une prothèse.

Alors oui on se croirait dans une des forges tenues par les nains du Mordor, et pourtant l’environnement est stérile et peuplé de petit bonhommes en bleus qui diffèrent en tous points des schtroumpfs.
Puis le chirurgien attrape un petit bistouris tout fin, à ce moment on se dit « ça y est on passe à la finesse »… Une odeur de poulet grillé passe à travers les masques, et oui à l’heure de la technologie il s’agit de bistouris électriques.

Heureusement que mon chirurgien est sympa, parce que les infirmières ne le sont pas toujours. Certaines me vouent une haine tenace et me voient comme un pestiféré qui empiète sur leurs platebandes.
Grace à lui j’ai pu m’habiller en stérile et l’assister en lui donnant certains outils, en tenant les écarteurs ou en utilisant « l’aspirateur à sang ». Il m’est donc arrivé de tomber sur des infirmières qui ne supportent pas qu’un gamin de 20 ans sans aucune expérience puissent s’occuper de certaines de leur tâche.
A ce moment elle utilisent une technique bien perfide : souligner la moindre de mes erreurs, ce qui va de la plus fine imperfection aux grosses bêtises que je peux faire. Méa culpa je suis au début du périple.

Demain je retourne au bloc afin d’apprendre toujours et encore plus de mes ainés.
La médecine forme grâce au compagnonnage ce qui implique une pédagogie et une humanité évidente. N’est-ce pas les principales qualités que doit avoir un soignant?


Hier j’ai pu avoir ma première réunion de tuteur.

Tutotrat tours
L’aventure commence dès mercredi puisque je suis tuteur de BDR (biologie de la reproduction) & Embryologie.
Je n’ai plus une minute à moi, j’ai vraiment trop de choses à faire mais c’est super.
Parce qu’au final être tuteur c’est un tas d’actions bénévoles :
– rédiger des QCMs pour les tutorés
– faire les corrections par petits groupes
– réviser ses cours
– aller en cours de P1 pour faire des ronéos
– surveiller les colles des autres UE
– assister aux permanences pour répondre au questions des tutorés
– répondre aux gens sur le forum
– préparer et aider à l’organisation du concours blanc
– faire et animer des enseignements dirigés
etc…

Bref une tonne de chose qui demande un grand investissement mais qui au final vaut vraiment le coup ! Je n’ai qu’une envie c’est rendre ce que le tutorat m’a apporté pendant mes deux années de PACES. Aider une personne sans rien attendre en retour peut être plus que gratifiant lorsque l’on a un minimum de conscience.

Pour l’instant se passe une phase de « formation », on fait des réunions par rapport à la conception des QCM, au job de tuteur, à la plateforme sur internet qui permet de fabriquer les colles…
C’est vraiment excellent de passer d’un statut de tutoré au statut de tuteur.
Franchement l’expérience humaine à l’air encore une fois juste génialissime. Le plaisir est renforcé par une équipe de tuteur de BDR qui a l’air super. Non franchement en ce moment je n’ai pas à me plaindre de la vie.

A côté de cela j’ai validé mon stage avec une excellente appréciation de la part de mon cadre supérieur de santé. C’est marrant comme ces rapports de stages peuvent tourner en lécherie générale. Enfin d’un côté c’est vrai que je me suis vraiment investi dans mon stage et que tout c’est bien passé. Malgré cela je ressent une sorte de pointe d’hypocrisie assez insupportable, d’autant que je n’ai presque pas vu mon cadre du stage, il a du rédiger le rapport selon les dires des infirmières.


Alors que la rentrée approche, tout étudiant se doit de trouver un logement. Il y a l’option classique à savoir se prendre une petite chambre ou un appartement solo ou alors l’option plus collective.

Cela fait 2 ans que je me suis mis en collocation, j’attaque ma troisième année et viens donc vous faire part de ma petite aventure.

Colocation

Avantage en nature :

Faire une colocation cela signifie vivre dans un espace plus grand. Fini les chambres qui ressemblent à des chiottes, voici les beaux 60-70m2. Si vous avez la foi vous pourrez même vous installer une table de ping pong, non pas pour jouer au sport olympique mondialement connu mais pour pratiquer les bière pong lors de soirée endiablées avec vos amis. Encore faut il que vos voisins soient indulgents ce qui n’est malheureusement pas mon cas.

Economiquement parlant c’est vraiment la bonne option. C’est à dire que pour ce grand espace je paye moins cher que mes camarades qui ont des appartements solo, et la différence peut aller facilement jusqu’à 100 euros par mois.

Guerre des sexes :

Faire une colocation avec une personne de sexe opposé, c’est particulier. Et pourtant là encore j’ai pratiqué pendant deux années, cela s’est vraiment très bien passé.
Selon moi il y a deux options :
– Soit vous êtes clairement en couple avec la personne, dans ce cas il faut que votre couple soit déjà solide. La cohabitation quand on est jeune peut être un moteur de rupture malheureusement.
– Soit vous bannissez toute relation sexuelle entre vous. Restez de simples amis car les histoires de cul ne sont jamais bénéfiques. Elles vous détruiront à petit feu.

Quoi qu’il arrive j’aurais du mal à me mettre en colocation avec une personne que je ne connais pas. Pour arriver à vivre avec une personne il faut s’entendre un minimum et surtout avoir une grande confiance en la personne.

Fixer des règles :

Légiférer est la clé du succès. Imposez des règles, même implicites ou tacites tant qu’elles sont appliquées et respectées. Cela déterminera ce que vous et votre coloc’ êtes prêt à supporter de l’autre.

Par exemple certains seront très tolérants vis à vis du bazard. Une colocation avec deux mecs toujours un peu ados verra les piles de fringues entassées par terre comme faisant parti du décor, un autre style de décoration à la Valérie Damidot si vous préférez.

Autre illustration, dans certaines colocations les personnes font des pots communs pour la nourriture et font les courses en ensembles. D’autres mangent différemment et donc font les courses séparément, chacun ayant une place attitrée dans les placards et dans le réfrigérateur pour ranger ses denrées. C’est vraiment du cas par cas il n’y a pas de recette universelle.

Après évidemment ces règles ne sont pas applicables à la lettre, il faut savoir faire preuve de tolérance. C’est exactement le même principe qu’un bâton, s’il est trop rigide ça casse au moindre choc rencontré, s’il est flexible il pourra endurer les petites secousses un certain temps. Le but est de rendre la cohabitation agréable , non pas de faire un remake de la guerre du Vietnam.

De mon côté :

Je trouve vraiment que la colocation a été un bon plan puisque tout s’est super bien déroulé. Le fait d’avoir cohabité pendant ma p1 a été un réel soutient.
Scolairement c’était vraiment cool de pouvoir s’entraider… Mais c’est moralement que le soutient fut très important, lorsque l’on est loin de ses proches au lieu de se retrouver tout seul à plancher sur des cours barbant on a du réconfort.
Alors pour tous les avantages évoqués, croyez moi la colocation ça vaut le coup. Mais pour que tout se passe bien et que cela ne devienne pas un cauchemar, des préalables sont à respecter impérativement (voir plus haut).


Ce matin l’envie m’a prit d’imaginer quels seraient les petits boulots les mieux adaptés aux PACES. Biensur ceux ci se déroulent pendant l’été, parce que durant l’année scolaire nous n’avons pas le temps nécessaire.

Peut être que cela donnera des idées pour les prochaines vacances à des personnes en manque d’inspiration.

Top 10

10. Animateur en colonie de vacances.

Faire le clown pour amuser une horde de gosses, vous me direz quel est le rapport avec la P1 ? Et bien c’est vrai que ce n’est pas flagrant mais disons que c’est un job d’été très commun à partir du moment où l’on possède le BAFA… Or cela peut être essentiel pour tout ceux qui veulent se diriger vers la pédiatrie. C’est vraiment un premier contact avec les enfants qui s’avère très important.

9. Manutentionnaire à l’hôpital

Couper les haies du CHU, balayer le vomis des malades, tracter les plateaux repas… Jamais un travail bien gratifiant mais c’est quand même un lien avec le milieu hospitalier. En revanche disons que ce contact sera souvent peu étroit, on pourra même sentir une barrière parfois entre les professionnels de santé et ceux qui s’occupent de l’hôpital. Mais bon cela peut motiver à travailler dans le domaine, à l’instar d’un petit enfant qui dévore des yeux la vitrine d’un magasin de friandises.

8. Caissier.

Pourquoi caissier ? Et bien d’une part car cela vous entrainera à rester assit des heures et des heures durant sans avoir trop de fourmis dans le coccyx. D’autre part vous pourrez faire des horaires assez improbables qui pousseront vers les minuits pour les supermarchés de ville, et puis c’est un travail aussi fastidieux que répétitif, redondant…

7. Serveur.

Franchement le pire ce sont les saisonniers qui bossent dans les bars de stations balnéaires en plein été. Je n’en ai jamais fait l’expérience, mais je suis souvent de l’autre côté du bar à les regarder courir à droite et à gauche.
Il faudra beaucoup de courage et ne pas avoir peur de faire des heures.

6. Ouvrier Agricole.

C’est ce que j’ai fait cet été, puisque j’ai bossé dans un silo de céréales. Ce fut vraiment très enrichissant, j’ai découvert le monde fermé de l’agriculture. Tout comme les P1 vous ne compterez pas vos heures de travail (en plein boom de moisson j’ai fait des semaines à plus de 60 heures). Ensuite tout dépend de ce que vous ferez mais moi j’avais pas mal de chiffres à gérer (gestion des stocks, des quantités livrées…) et des analyses de céréale à faire… Bon j’ai fait aussi pas mal de balais dans une tonne de poussière et des céréales pourris/germés, ça c’est le côté beaucoup moins cool.
Une autre facette du boulot est prisée par les étudiants : la cueillette de fruits/légumes. Ainsi vous pourrez partir en bourgogne pour les vendanges ou sur la côte d’azur pour les fruits car souvent un logement peut être mis à disposition.
En gros vous pourrez toujours trouver des rapports avec la P1.
L’avantage c’est que la paie suit, mais bon il faut avoir le courage et une voiture pour se déplacer en pleine campagne.

5. Equipier Macdo, Quick, KFC

Ca je le déconseille, pour moi c’est le job de secours par excellence. C’est à dire qu’il est facile d’y rentrer puisque ces grandes chaines de fast food recherche des étudiants à exploiter à la pelle. Enfin bon, c’est toujours mieux que rien !
Mais vous serez exploité et rémunéré comme un chien (genre vos horaires du dimanche ne seront même pas majorés…). Idem que pour les serveurs : courage et longs horaires. Cela forge le caractère, pour ne pas avoir peur de l’adversité lorsque l’on rentre en PACES. Cela apprend à toujours aller de l’avant et repousser ses limites.

4. Ouvrier en usine.

J’ai pas envie d’être redondant mais bon là pareil : courage et longs horaires. Souvent c’est un job qui n’est vraiment pas gratifiant et intéressant. Pour tout ceux qui connaissent le taylorisme ou bien qui sont fan des « Temps modernes » de Charlie Chaplin comprendrons bien qu’au niveau répétition c’est le must.
Loin d’être un travail intellectuel, vous aurez parfois l’impression de faire une marche dans le désert et vous scruterez votre montre toutes les 2 minutes en attendant la fin de votre journée.
Par contre là où cela peut être intéressant, ce serait de bosser dans une entreprise pharmaceutique ! Vous verrez que cela rendra vos cours d’UE6 et d’UE1 plus intéressants.

3. Professeur particulier.

Enseigner à des gosses ça a beaucoup d’avantages. Vous enseignerez des méthodes de travail qui seront applicable à votre propre cursus ! Et lorsque l’on conseil une discipline de vie, il faut être un bon modèle (sinon c’est l’hôpital qui se fout de la charité).
Puis, selon le niveau de vos élèves, vous serez amené à réviser vos anciens cours qui sont les bases de la PACES. Et franchement des rappels notamment en mathématiques m’auraient fait vraiment du bien pour mon années car les profs à l’université considère que ce qui a été fait au lycée est acquis à la perfection. En gros si on vous annonce qu’un élève de terminal S cherche des cours, sautez dessus.
Enfin vous serez plongés dans le monde scolaire, or la PACES n’est qu’un stéréotype de ce monde. Je dirais même que c’est le summum de l’univers scolaire : rabâchage, tonne de chose à apprendre par coeur, discipline scolaire…

2. Secrétaire médical.

Travailler avec un éminent chirurgien ? Pourquoi pas, malheureusement c’est un job d’été qui n’est pas courant car cela demande quand même une formation de base. Mais je sais que certains docteurs acceptent des étudiants pour remplacer leurs secrétaires en congés d’été, surtout dans étudiants en médecine.
Je ne vous apprend rien en vous disant que bosser en contact direct avec un médecin est une véritable source de motivation et de connaissances pour les petits P1 que nous sommes.
C’est vraiment le job d’été de rêve.

1. Aide soignant.

Beaucoup plus accessible que le job précédant, n’hésitez pas à postuler à l’hôpital proche de chez vous : ils embauchent en masse durant les vacances ! Cela peut se faire également dans les maisons de retraites.
Certes il faut être courageux puisque les tâches qui vous seront confiés seront souvent ingrates : on a tous en tête le stéréotype de l’AS qui essuie de derrière d’un vieillard impotent, ramasser des déjections de divers provenances, pousser des chariots… Mais vous prendrez une grande longueur d’avance sur les étudiants de votre promotion.
D’ailleurs si vous passez vous aurez un stage obligatoire où vous ferez l’aide soignant, durant l’été. Une amie me rapportait à ce propos que les médecins et infirmières de son services lui avaient fait beaucoup plus confiance du coup lors de son stage vu qu’elle avait reçue cette expérience l’été précédent. Du coup elle a pu faire beaucoup plus de choses intéressantes (piqures, perfusions…)  pendant son stage que d’autres étudiants dans le même service.


Activités extra scolaires :

 

Autours de la planète médecine gravite un tas d’activités que souvent on s’interdit. Nombreuses sont les activités étudiantes qu’on doit zapper sous prétexte que le boulot nous prend trop de temps. Combien de fois ai-je été frustré… Par exemple j’ai manqué le banquet viking des étudiants d’archéologie haha.

 

Certains arrêtent tout, d’autres comme moi conservent tout de même certains plaisirs. Je pense que ce sont des soupapes nécessaires à une année harmonieuse. Tout s’interdire, c’est se vouer à une année merdique et pas forcément fructueuse.

 

Handball

 

Pour les gourmands :

 

Certains adorent sortir au restaurant de temps en temps pour bien se faire plaisir. Un coup se sera un bon fast food, un gros big mac pour se caller comme il faut avec des frites bien grasses. Déconseillé le midi avant d’aller en cours, sinon Morphée aura tendance à vous attirer vite fait dans ses bras.
Les sorties sushis ou crêperies sont aussi très appréciées des étudiants : abordable, dépaysant et délicieux. Autrement si vous pouvez vous payer un trois étoile Michelin… mais ça c’est un autre monde gastronomique et une autre histoire.

Vous verrez beaucoup d’avantages, notamment le fait de ne pas manger des plats tout prêts au micro onde pour ceux qui ne cuisinent pas. Et puis vous pourrez passer un moment sympathique avec vos potes et vous dire que votre vie sociale n’est pas totalement morte. Fini les repas solos et vive les petits moments conviviaux.

 

Pour les cinéphiles ou les théatreux :

 

Une toile le vendredi soir, ça fait plaisir. Après une semaine longue et épuisante, le ciiné sera une grosse bouffée d’oxygène. C’est fou comme les plaisirs banals de certaines personnes sont décuplés. Et oui, si c’est un de vos seuls loisirs, quel bonheur vous aurez une fois dans la salle avec votre paquet de pop corn dans les mains.
Un film d’action permettra de vous vider la tête, de ne penser à rien. Un film romantique à l’eau de rose ravivera des émotions enfouies en vous. Après rien ne vous empêche d’enchainer la pause gourmande avec la pause cinéphile, c’est même conseillé.
Certains préfèrent se déplacer à l’opéra ou au théâtre pour voir tout type de prestation : dance, cirque, théâtre, musique… Même si malheureusement la culture se perd de plus en plus dans les nouvelles générations ou du moins nous tendons vers une exécrable culture de masse, fruit de notre société de consommation.

 

Pour les sportifs :

 

Pendant mes deux années de PACES j’ai sacrifié une grosse partie de mon temps libre au sport. Pour moi c’était vraiment essentiel même si j’ai dû ralentir la cadence la deuxième année pour ne pas me planter.

Votre sport favori permettra de compenser les longues heures passée le cul assit sur une chaise. Le handball dans mon cas (d’où l’illustration), la petite balle pégueuse a rebondi d’abord en club puis en universitaire. Quel bonheur de pouvoir se défouler et de retrouver ses camarades de jeu… Et puis tous ces petits moments privilégiés, comme la troisième mi-temps ou les douches collectives… Haha je blague bien sûr.

Chez les hommes la dominante sera aux sports de brutasse, comme le football, le rugby, les arts martiaux, tandis que les femmes apprécieront d’avantage la dance, la gymnastique ou la natation, surplus de grâce oblige.

 

Pour les créatifs :

 

On ne peut pas dire que la P1 développe votre créativité, au contraire je dirais qu’elle la bride. Apprendre les acides aminés par cœur, bucher sur de la biochimie ou de la biologie cellulaire, se réciter les milliers de pages de votre manuels d’anatomie : rien de très imaginatifs.

Alors si vous aviez une passion artistique comme la photo, le théâtre, le dessin, la musique, la sculpture… Ne vous arrêtez surtout pas, continuez quitte à vous restreindre un peu. Cela vous épanouira surement.
Un coup de gratte avant de dormir par exemple, ou alors caricaturer les plus célèbres acteurs, ne vous en privez pas. Autrement il y a ceux dont la plume les démange, moi par exemple j’aime bien écrire. Mais j’avoue que je n’ai pas eu tellement l’occasion de le faire lorsque j’étais en PACES. Commencez un roman ou bien écrivez pour le journal local, ca vous fixera une sorte d’obligation plaisante. Parce qu’après trouver l’inspiration et la motivation devient compliqué.

 

Pour les lecteurs :

 

Ne pas laisser son livre d’aout sur la plage, ce serait vraiment dommage. La lecture permettra de vous évader dans des mondes insoupçonnés.  Le petit problème c’est qu’on s’est déjà abimé les yeux sur nos cours toute la journée et qu’on a pas forcément envie de réattaquer de nouvelles lignes de caractère dactylographiées. C’est l’excuse que je me donne pour justifier le peu de livres que j’ai écoulé à l’époque. Pourtant j’adore lire, autant les BDs que les romans. Je sais qu’il y en a pas mal en médecine qui dévorent pas mal de mangas.
Le mieux ca reste l’été quand le soleil arrive. Quand vous n’en pouvez plus, plongez sur votre table de chevet pour attraper votre live favori. Enfilez votre short puis foncez vers le parc le plus proche de chez vous. Enfin, après avoir enfilé vos lunettes de soleils posez vous dans un endroit d’herbe fraiche pour savourer une bonne pause lecture (j’ai l’impression d’écrire une nouvelle recette).

 

Pour les gamers :

 

A la limite c’est le loisir que je déconseillerais… Parce que franchement c’est un coup à ne pas s’arrêter, se coucher tard et ne pas être performant.
Les jeux addictifs comme les MMORPGS sont à éviter d’urgence ! Nombre de pauvres étudiants sont tombés dans les fastes du jeu vidéo avec une énorme proportion masculine étrangement ! Après si vous êtes capable de faire quelques parties de fifa et de vous arrêter en temps et en heure, pourquoi pas.
Personnellement ma console de jeux est restée dans ma chambre, chez mes parents. C’est mon petit frère pendant ce temps là qui s’est bien fait plaisir.

 

Alors n’oubliez pas de vous faire plaisir. Je le répète, ce qui est génial c’est que d’une part ca vous fera une bonne bouffée d’oxygène, vous serez ensuite beaucoup plus efficace dans le travail. De plus vous verrez que le moindre loisir sera un vrai bonheur, vous apprécierez la chose au centuple.


Moment clé de cette année en PACES : les cours en amphithéâtre.
Vous buvrez la moindre parole de vos professeurs, tout en ayant pour fond musical les doux chants des carrés. Parfois des avions voleront et échoueront juste devant vous.
Pas facile de caser toute ses fournitures sur le peu de place que vous offrent les tables de l’amphithéâtre. Tant pis il faudra faire avec, et passer l’année à se casser le dos sur des strapontins inconfortables.

Top 10

En avant pour un TOP 10 de ce dont vous aurez besoin en cours :

10. Bouteille d’eau.
Surtout pendant l’été où l’amphi se transforme en immense brasier, vous ré-hydrater ne pourra pas vous faire de mal.
Ce petit rafraichissement enlèvera en plus l’impression de bouche pâteuse.
L’ajout d’un peu de sirop peut être préconisé pour les mous du gland, afin de redonner un coup de boost.

9. Portable.
Pour retrouver ses potes parmi la horde d’étudiant, le portable est bien pratique.
Et même lorsque vous vous ennuierez en cours, vous pourrez toujours faire des petits jeux ou bien envoyer des textos. C’est le carré qui parle là :p.

8. Café / Thé / Chocolat chaud.
Je me suis toujours demandé combien de bénéfices faisaient l’entrepreneur qui possédait les machines à café de la faculté. Parce que vu la consommation à la fac de Tours… C’est juste faramineux, rien qu’à voir la queue à chaque pause inter-cours.
En même temps de système de paiement grâce à la carte étudiante monéo facilite vraiment les choses.
Quoi qu’il en soit, une pause café fait toujours plaisir. D’une part parce que c’est convivial de papoter autours d’une boisson chaude et d’autre part parce que la tri-methyl-xanthine (caféine/théine) est une des clés de la réussite en PACES. Elle permet de combler le manque ressenti à cause des heures de sommeil éludées. Et puis même parfois pour rester éveiller en biologie moléculaire, même avec 12 heures de sommeil, un boostant est toujours le bien venu.

7. Encas (pepitos, barres chocolatées, pomme pour plus de diététique…)
Valable principalement pour ceux qui ont oublié de déjeuner le matin, souvent par manque de temps. L’hypoglycémie vous rendra mou et donc peu réceptifs à vos cours.
Idem, les entrepreneurs des distributeurs automatique de nourriture de la faculté doivent s’en mettre plein les poches.

6. Appareil photo.
Personnellement je n’en ai jamais utilisé, mais beaucoup d’étudiant en ont un. « Pour quelle raison ? » me diront les néophyte. Et bien sachez qu’en principe les profs sont censés mettre leur cours sur l’ENT (environnement numérique de travail) qui est la plateforme internet de l’université. Sauf que seulement 60% des PDF de cours sont disponibles sur cet ENT. Par conséquent, certains étudiants prennent en photo les diapos afin d’être sur d’avoir les diapos. C’est essentiel car parfois le prof ne donne pas à l’oral l’intégralité des informations qu’il y a sur le diaporama.
Enfin sachez que le plus important reste ce que dit le prof, par conséquent il est mieux de s’organiser à deux dans ces cas là : un qui prend en photo et l’autre qui note le cours. Car faire les deux à la fois s’avère compliqué. Sachant que cette technique est véritablement à privilégier dans les cours des profs qui ne mettent pas leur diapos sur l’ENT. Essayer dès le début d’année de récupérer par un ancien étudiant/carré, l’intégralité des diapos de l’année, car il y a pas mal de cours qui ne changent pas d’une année à l’autre.

5. Sac à dos.
Dans votre sac vous pourrez transporter tout ce dont vous aurez besoin. Pour les filles cela va du maquillage aux serviettes hygiénique, mais pour les hommes ne sous estimer pas l’importance de cette merveilleuse invention.
Mon sac était un gros bordel mais heureusement que je l’avais : boules quies, trousse, ordi, ipod, écouteurs, pochette de feuilles, documents, chewing gum, lunettes de soleil, clés, kleenex, règle, agenda, désinfectant mains...

4. Lunettes de vue / Lentille.
Pour tout ceux qui ont des problèmes de vue, si vous les oubliez vous serez un peu dans le pétrin : impossibilité de voir le prof, vision de taches floues sur les écrans géants…
Pour l’instant de ce côté là tout va bien pour moi, je touche du bois.

3. Dictaphone.
Il vous manque une partie du cours ? Pas de soucis, il vous suffit de jeter un coup d’oeil sur votre Dictaphone et de noter la minute et la seconde inscrite sur votre cours. Puis laisser un blanc et reprenez dès que possible. Ensuite chez vous, vous n’aurez plus qu’à écouter l’enregistrement.
Pour les profs qui pratiquent la loghorrée ou diarrhée verbale, cet engin est particulièrement adéquat.

2. Trousse.
Bah ouais, la base quoi : des stylos, des ciseaux, un blanco… Bref de quoi écrire pour prendre le cours. D’ailleurs je conseille de l’amener même pour ceux qui travaillent sur ordi, ça sert toujours. Notamment pour s’entrainer sur d’anciens QCM ou se faire des schémas/fiches pour bien piger le cours.

1. Ordinateur.
De préférence un Macbook (c’est un petit bijou), qui vous permettra de compiler l’ensemble de vos cours. Mais il a surtout un grand avantage : comme j’ai du le dire sur mes précédents articles, le moindre détail de cours est important en PACES… Or les profs font souvent défiler les diapos à la vitesse de l’éclair (certains ne les mettent pas sur le support internet en plus). Si vous avez un niveau de dactylographie minimum, vous verrez qu’on va beaucoup plus vite à taper qu’à écrire manuellement.

Voilà pour ce petit TOP, et surtout dernière chose essentiel : n’oubliez pas votre tête en quittant votre chambre, sans elles vous aurez du mal à suivre.


Après les écuries ou prépas privés réelles, voici que nous vient des fins fonds de la sphère médecine les prépas virtuelles. C’est à dire des prépas sur internet.

Ma prepa quotidienne

C’est le cas de  » http://www.ma-prepa-quotidienne.fr « , qui est disponible à la rentrée dans 12 facultés de médecine (Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Lyon Est, Poitiers, Tours, Angers, Dijon, Nancy, Paris VI, Lille, Corte) et son prix est d’environ 240 euros pour un semestre, 360 euros pour les deux.

Le principe est de former les élèves de PACES au concours à distance. En soit ce peut être un bon complément pour se former lorsque l’on est chez soit. Ce sont les merveilles d’internet qui sont mis à disposition : panneaux interactifs, possibilités d’accès n’importe où, entrainement facilement accessible, des forums pour échanger avec les tuteurs… Bref je suis pour le concept surtout quand on voit les ambiguïtés qu’il peut y avoir pendant les cours.

Voici leurs arguments, je vous laisse en juger :

« 1. Nous vous accompagnons dans la partie la plus importante de votre travail : votre travail personnel

Répartition du temps de travail en PACES à ToursLes lauréats du concours de 1ère année vous le confirmeront : le plus important pour réussir le concours santé est la qualité du travail personnel. Si vous êtes étudiant(e) ou futur(e) étudiant(e) en PACES, cela vous concerne directement : la vraie différence pour vous démarquer et réussir votre concours va se jouer sur la qualité de votre travail personnel fourni tout au long de votre année.

Comment organiser mon travail personnel pour être efficace ?
Prenons exemple sur les étudiants qui réussissent. Ceux-ci respectent le plus souvent deux étapes pour optimiser l’apprentissage de leurs cours :
1. lecture et mémorisation du cours ;
2. apprentissage approfondi à travers des QCM…

 

Après une première approche du cours, les QCM vous permettent de prendre du recul pour la consolidation de vos connaissances. Vous abordez des notions clés avec une meilleure appréciation donc vous apprenez intelligemment et vous retenez mieux. Mais lorsque l’on s’entraîne tout seul à répondre à des QCM, vous êtes confrontés à deux risques :

  • les QCM des concours précédents ne correspondent pas forcément aux nouveaux cours ;
  • il est difficile de se corriger seul et de comprendre ses erreurs.

Nous vous proposons une méthode qui vous permet de résoudre ces difficultés et de vous aider à optimiser l’efficacité de votre travail personnel :

2. Chaque soir, vous disposez de 10 nouveaux QCM composés à partir de vos cours du jour même.

Nous mettons à votre disposition tous les jours vers 19h00, des courtes séries de QCM élaborés à partir de vos cours du jour même à la faculté afin d’optimiser votre travail personnel :

  • les QCM collent parfaitement aux cours.
  • vous disposez d’une correction personnalisée instantanée.
  • vous pouvez poser vos questions en ligne à tout moment.
  • vous ne perdez pas de temps, une vingtaine de minutes suffisent chaque jour.

Un tuteur récupère le cours en amphi en même temps que vous, puis le transmet à un autre tuteur qui se charge de rédiger des QCM « frais » pour vous les servir le jour même. Voici plus d’informations sur les tuteurs :

3. Des tuteurs classés parmi les meilleurs

Les tuteurs intervenants sont des étudiants de 2ème ou 3ème année pleinement investis et motivés (rémunérés, et non bénévoles) qui ont brillamment réussi leur concours de première année et sont toujours disponibles pour vous aider et vous conseiller consciencieusement. Vous pouvez consulter les profils des tuteurs.

Les tuteurs ont vécu le concours de l’intérieur, ont surmonté ses épreuves et ont remarquablement réussi. Ils sont devenus malgré eux de véritables «spécialistes» de ce concours. Ils connaissent les professeurs, leur manière de poser les questions, les subtilités des cours et les stratégies d’optimisation du travail. L’équipe des lauréats est la mieux placée pour s’occuper de l’aide en ligne. Voici les avantages que vous proposent les tuteurs :

4. Progressez efficacement

Lorsque vous répondez à une série de QCM, vous pouvez dépasser le temps imparti pour éviter de laisser des QCM sans réponse : en cas de dépassement du temps vous visualisez 2 notes ; une en temps réglementaire, l’autre en temps écoulé. Idéal en début d’année lorsque vous n’êtes pas encore assez rapide.
Vous disposez d’une correction personnalisée de vos QCM avec des commentaires.
Vous visualisez vos statistiques, notes, classements en temps réel : vous réagissez rapidement en cas de faiblesse et stimulez votre motivation lorsque vous progressez. Et en cas de difficulté :

5. Vous posez vos questions 24h/24, nous y répondons 7j/7

  • Vous intervenez de manière anonyme sans timidité ;
  • Vous disposez d’un forum finement organisé selon les matières et les chapitres pour une navigation intuitive ;
  • Lors de la correction d’un QCM vous pouvez participer et profiter de l’échange de questions/réponses entre étudiants et tuteurs ;
  • Vous êtes prévenu en direct dès qu’une de vos questions est résolue.

Vous l’avez compris, vous restez concentré sur l’essentiel :

6. Gagnez du temps

  • Économisez les temps de trajets ;
  • Visualisez votre correction immédiatement ;
  • Allez à l’essentiel sans être ralenti par le rythme d’un groupe ;
  • Inutile de chercher et de trier vos QCM pour votre travail personnel, nous nous occupons de tout.

7. Habituez-vous aux conditions de l’examen PACES

  • Application du temps réglementaire pour vos QCM ;
  • Format des QCM identique à celui de l’examen ;
  • Notation fidèle à celle du concours à la faculté. »