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Un petit billet pour vous parler de mon stage en chirurgie.

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Et bien bingo, il se passe nettement mieux que la partie anesthésie.
Je suis avec un chirurgien plutôt jeune, d’ailleurs c’est celui qui m’a opéré du genou en décembre (je me suis arrangé pour l’avoir comme référent).

J’assiste aux consultations avec lui. Très pédagogique il m’explique pas mal de chose alors que je suis un gros néophyte Imaginez lorsqu’il me pose des questions sur des radios : « Tu vois quoi là ? » « Bah, une tâche » « Mais nooon c’est un des signes majeurs d’arthroses avec blablablabla… ».
Il s’agit donc de chirurgie orthopédique : tumeurs osseuses, fractures, ligaments croisés, prothèse de hanche, prothèse de genou…
Bref tout un attirail particulier qui vaut une réputation de bourrins à ces chers amis orthopédistes. Ce n’est pas le cas de mon chirurgien même si la première fois que je l’ai vu au bloc il tapait comme un forcené avec un marteau afin d’enfoncer une prothèse.

Alors oui on se croirait dans une des forges tenues par les nains du Mordor, et pourtant l’environnement est stérile et peuplé de petit bonhommes en bleus qui diffèrent en tous points des schtroumpfs.
Puis le chirurgien attrape un petit bistouris tout fin, à ce moment on se dit « ça y est on passe à la finesse »… Une odeur de poulet grillé passe à travers les masques, et oui à l’heure de la technologie il s’agit de bistouris électriques.

Heureusement que mon chirurgien est sympa, parce que les infirmières ne le sont pas toujours. Certaines me vouent une haine tenace et me voient comme un pestiféré qui empiète sur leurs platebandes.
Grace à lui j’ai pu m’habiller en stérile et l’assister en lui donnant certains outils, en tenant les écarteurs ou en utilisant « l’aspirateur à sang ». Il m’est donc arrivé de tomber sur des infirmières qui ne supportent pas qu’un gamin de 20 ans sans aucune expérience puissent s’occuper de certaines de leur tâche.
A ce moment elle utilisent une technique bien perfide : souligner la moindre de mes erreurs, ce qui va de la plus fine imperfection aux grosses bêtises que je peux faire. Méa culpa je suis au début du périple.

Demain je retourne au bloc afin d’apprendre toujours et encore plus de mes ainés.
La médecine forme grâce au compagnonnage ce qui implique une pédagogie et une humanité évidente. N’est-ce pas les principales qualités que doit avoir un soignant?

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Aujourd’hui comme le dit l’expression populaire « je suis passé sur le billard« .
En effet au début de l’année j’ai eu la bonne idée de me fissurer le ménisque en jouant au handball. Du coup IRM, tout le bazar jusqu’à l’étape chirurgien… Le verdict est sans appel si jamais je veux un jour refaire du sport je dois subir une suture méniscale.

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L’avantage c’est que normalement lorsque le ménisque est fissuré on est obligé de le retirer au moins en partie. Pour les néophytes, le ménisque correspond à un bout de cartilage qui est dans le genou et sert d’amortisseur. Et comme on l’apprend dans de nombreux cours, le cartilage n’est pas vascularisé donc ne cicatrice pas spontanément du coup on est obligé de le retirer dès qu’il est lésé. Ceci favorise d’une part l’apparition d’arthrose (usure de l’articulation) et d’autre part c’est mauvais pour le genou étant donné qu’on lui retire un amortisseur.
Mais heureusement la médecine de nos jours a évolué et maintenant chez les jeunes il est possible de suturer lorsque la lésion n’est pas trop étendue, ce qui fut mon cas.

En revanche le désavantage c’est que le temps de rémissions est plus long. Du coup je peux dire au revoir au séjour de ski avec mes camarades carabins… C’est vraiment dommage car cela s’annonçait assez fou : journée de ski sur les pentes d’une station géniale, soirée de folie avec les potes, tartiflettes à gogo… Tant pis ça sera pour l’an prochain. Pour le moment je dois garder mes béquilles pendant 1 mois, plus une rééducation avant de reprendre le sport dans 3 mois. En attendant mon genou est digne de la cuisse du pilier de l’équipe de rugby des All blacks. Il est énorme !

C’était drôle puisque je me suis fait opérer dans le service orthopédie-traumatologie où je suis en stage en Janvier. Donc en gros c’est une véritable transition soignant-soigné que je fais !
Tout ça pour dire qu’ils m’ont fait venir à jeun à 7h du matin, j’avais donc pris mon dernier repas le soir à 20h et je suis passé au bloc à 14h seulement. Autant vous dire que dans la salle de réveil vers 17h je tremblais un peu, proche de l’hypoglycémie (mais heureusement j’avais en tête toutes les belles recettes des blogueurs que je suis et que je ne vais pas citer de peur d’en oublier, mais sachez que vous vendez du rêve. D’ailleurs il s’agit principalement de femmes, alors merci mesdames).
Sinon l’opération s’est bien passée, je suis tombé dans l’ensemble sur des infirmières très sympathiques, un chirurgien jeune et dynamique et une anesthésiste roumaine.

Je passe à la minute « TheCarabin se rebelle ». Il s’agissait donc d’un hôpital public, et face aux salaires peu attractifs de ces derniers les médecins français s’orientent de plus en plus vers le libéral. Résultat dans les hôpitaux publics on se retrouve avec presque que des médecins étrangers. Je ne veux pas critiquer mes collègues étrangers, mais ils n’ont pas forcément la formation adéquate et la même façon de travailler. Du coup les actes de soins perdent en efficience. Par exemple j’ai eu des échos sur cette anesthésiste qui avait un peu de mal avec les méthodes Francaise. Pour autant elle était pleine de bonté et d’empathie, ce que j’ai constaté surtout quand elle m’a pris délicatement la main avant de m’envoyer valser au pays de Morphée.
C’est drôle quand même car bientôt ce sera moi qui vais aider l’anesthésiste à intuber et à anesthésier les patients. J’ai suis vraiment pressé de passer « de l’autre côté de la barrière« . Parce que subir une opération c’est tellement moins intéressant qu’assister et aider à sa réalisation.

Me voilà donc estropié pendant les fêtes de fin d’année. Mais bon dans ces cas là il faut toujours toujours relativiser et penser par exemple aux personnes qui souffrent de pathologies bien plus lourdes qu’un simple trauma orthopédique.
Pendant que je mourrais de fin tout à l’heure, les infirmières faisaient un grand gueuleton de Noël, les vilains. Moi j’ai hâte d’être au réveillon et j’en profite donc pour vous souhaitez à tous (lecteurs et lectrices) d’excellents moments avec vos proches. Profitez en pour manger des choses qui sortes de l’ordinaire, pour voir de la famille que vous n’avez pas forcément l’habitude de voir, pour trinquer avec vos amis, pour avoir plein d’espoir… De l’espoir en cette année nouvelle année 2014 qui je l’espère nous apportera joie et bonheur.

Alors joyeuses fêtes, et des gros bisous à tous !

TheCarabin


Demain je vais attaquer mon second TP d’anatomie.
Tout se passe dans le bâtiment situé en face des salles d’ED. Bâtiment qui m’a toujours intrigué puisqu’en P1 je passais ma vie à bosser dans ces salles, séparé par une mince allée du Saint Graal… C’est à dire l’enseignement pratique.

Corps humain épluché
La première fois nous y sommes allé pour disséquer le thorax d’un homme assez âgé. Le but étant que l’externe qui pratique la dissection nous montre un peu tous les vaisseaux qui passent dans la région, ainsi que les nerfs et autres structures anatomiques. Même si les images du Netter sont très jolies, la réalité est vraiment supérieure à tout ce que l’on peut nous faire miroiter. Heureusement que certaines personnes donnent leur corps à la science afin que des étudiants en médecine comme nous puissent apprendre leur métier. Croyez moi c’est essentiel.

A peine entré dans le laboratoire, grand bâtiment moderne de couleur blanchâtre, l’odeur est saisissante. Bien que n’ayant pas fait la guerre, je crois pouvoir reconnaitre à jamais l’odeur d’un cadavre humain.
Ensuite la salle de dissection est très grande avec plusieurs poste de dissection. Il n’y en a qu’un seul qui était occupé lorsque nous sommes arrivés. Notre externe, lunettes vissées sur le crâne, patientait sourire aux lèvres. Le cadavre paraissait presque irréel au départ, on aurait cru une reproduction en plastique avec l’ensembles des cotes (découpée préalablement) rabattu sur l’abdomen. En s’approchant on s’est vite rendu compte que c’était de la matière organique et pas du polyester.

Nous étions un des premiers groupes à passer, du coup le corps devait être préservé un maximum. Quand je pense que certains de mes camarades qui sont passés après ont eu la chance de pouvoir palper et même prolonger la dissection (séparation de structures plus fines)… Mais bon c’est déjà une chance de pouvoir regarder.
L’externe, qui n’est autre qu’un étudiant en médecine de 5ème année, était vraiment bien calé en anatomie et nous a fait réviser un bon nombre de points de notre cours.
Voir une vraie aorte par exemple, cela n’a pas de prix. Pour une fois nous pouvions vérifier tout le savoir qui nous est inculqué : d’un oeil discret j’ai regardé si la division trachéale était bien située au niveau de la 4ème vertèbre thoracique. Ouf, c’est bon cela correspondait à peu près.

Pendant ce temps l’explication continua. Derrière moi j’ai senti une silhouette s’écarter. Je me suis retourné pour voir une fille la tête dans l’évier en train de vomir. C’est sur qu’il faut avoir l’estomac bien accroché, je plains ceux qui ont encore une gueule de bois d’une soirée de la veille.
Le fait que nous soyons par petits groupes de 20 permet une meilleure approche de la chose. Et heureusement j’avais hérité d’une position vraiment stratégique au premier rang juste devant l’examinateur. Une situation idéale pour en prendre « plein les mirettes ».

Finalement nouvelle expérience enrichissante, sachant que demain nous aurons le droit à une dissection de cerveau.
La matière grise révélée au grand jour, j’ai hâte.


Hier j’ai pu avoir ma première réunion de tuteur.

Tutotrat tours
L’aventure commence dès mercredi puisque je suis tuteur de BDR (biologie de la reproduction) & Embryologie.
Je n’ai plus une minute à moi, j’ai vraiment trop de choses à faire mais c’est super.
Parce qu’au final être tuteur c’est un tas d’actions bénévoles :
– rédiger des QCMs pour les tutorés
– faire les corrections par petits groupes
– réviser ses cours
– aller en cours de P1 pour faire des ronéos
– surveiller les colles des autres UE
– assister aux permanences pour répondre au questions des tutorés
– répondre aux gens sur le forum
– préparer et aider à l’organisation du concours blanc
– faire et animer des enseignements dirigés
etc…

Bref une tonne de chose qui demande un grand investissement mais qui au final vaut vraiment le coup ! Je n’ai qu’une envie c’est rendre ce que le tutorat m’a apporté pendant mes deux années de PACES. Aider une personne sans rien attendre en retour peut être plus que gratifiant lorsque l’on a un minimum de conscience.

Pour l’instant se passe une phase de « formation », on fait des réunions par rapport à la conception des QCM, au job de tuteur, à la plateforme sur internet qui permet de fabriquer les colles…
C’est vraiment excellent de passer d’un statut de tutoré au statut de tuteur.
Franchement l’expérience humaine à l’air encore une fois juste génialissime. Le plaisir est renforcé par une équipe de tuteur de BDR qui a l’air super. Non franchement en ce moment je n’ai pas à me plaindre de la vie.

A côté de cela j’ai validé mon stage avec une excellente appréciation de la part de mon cadre supérieur de santé. C’est marrant comme ces rapports de stages peuvent tourner en lécherie générale. Enfin d’un côté c’est vrai que je me suis vraiment investi dans mon stage et que tout c’est bien passé. Malgré cela je ressent une sorte de pointe d’hypocrisie assez insupportable, d’autant que je n’ai presque pas vu mon cadre du stage, il a du rédiger le rapport selon les dires des infirmières.


Il était 17h quand mon bippeur (téléphone portable) a sonné. Au bout du fil se tenait mon cadre supérieur de santé qui m’annonce qu’une patient vient d’être envoyé au bloc pour une réimplantation rénale. Avec gravité il me demande si je veux y assister. Pour rien au monde je ne manquerait à mon devoir. J’attrape ma blouse que je fourre dans mon sac et je fonce vers l’hôpital…

Chirurgie

Bon ok, j’ai complètement romancé la scène, loin d’être indispensable je n’ai fait qu’observer l’opération mais c’était juste trop énorme ! D’abord je me suis perdu dans l’immense dédale que représente le CHU, je suis monté jusqu’en néphrologie où une interne m’a indiqué le chemin. Ensuite j’ai dû sonner puis patienter 20 longues minutes devant les hublots séparant le monde des moldus de l’univers stérile du bloc.

Une infirmière très sympa est finalement venue m’ouvrir, puis je me suis préparé dans une grande salle remplie de casiers et de crocs de toutes les couleurs (oui, vous savez ces chaussures en plastique ultra-design). En franchissant chaque sas mon coeur battait de plus en plus fort… Jusqu’à la salle d’opération aux allures de séries américaines. Le chirurgien-urologue fit comme si je n’étais pas là (il ne m’a pas adressé la parole ni dit bonjour, pour lui j’étais Casper le fantôme). Par contre l’interne a été très sympa et m’a expliqué pleins de choses, comme si j’étais un autochtone et qu’il était mon traducteur vis à vis du grand manitou.
Bref, au début je n’ai pas su où me mettre, du coup j’étais en retrait pour ne pas gêner mais je voyais mal. En voulant m’approcher un petit peu, l’infirmière s’aperçut de ma présence gênante et me fit signe de prendre un petit marche pieds pour m’installer derrière le drap tendu et la tête de la patiente.

J’avais une vue superbe sur l’opération qui se déroulait sous mes yeux comme une pièce de théâtre avec des acteurs atypiques. Le chirurgien stressé et un peu pédant qui gueulait sur l’infirmière car les instruments « ne pleuvait pas », et pourtant il fallait voir l’infirmière s’activer. L’interne comme assistant modèle, une aide soignante qui gérait toute la logistique externe (écho Doppler, réapprovisionnement d’outils…), l’anesthésiste qui faisait des aller-retour entre la salle/le dehors, et enfin l’infirmier anesthésiste qui jouait sur son Ipad, assit dans un coin reculé de la pièce. Cela s’est déroulé sur plusieurs actes en 4h, et je dois dire que j’avais énormément mal aux jambes à la fin à faire le piquet sans bouger sur mon perchoir.

Le chirurgien maniait les instruments avec une agilité impressionnante, et surtout avec une vitesse d’exécution fulgurante. Il alternait le bistouris avec les pinces, puis changeait pour un écho Doppler de l’artère rénale, enchainait sur une imagerie à rayon dont je ne saurais dire le nom (je dû mettre une veste en plomb…) et finissait par recoudre différents points vasculaires à la manière d’un tisserand expert. Quel boulot ! Mais étrangement j’ai senti que la chirurgie n’était pas la voie que je souhaitais emprunter.

Le travail se termina vers 21h30 par l’intervention d’un néphrologue qui constata avec le chirurgien que la vascularisation du greffon était encore défaillante malgré tous les efforts fournis. Il fallait maintenant attendre le réveil de la patiente pour voir comment cela allait se passer avec le risque de devoir lui enlever son rein fonctionnel, et donc de la renvoyer vers une vie compliquée et sous contrainte de dialysée.
Crevé, je retournais me changer aux vestiaires… Il me fallait quitter la tenue bleue du bloc pour retourner casser la croûte chez moi tant mon ventre criait famine. En partant je croisais l’interne qui m’annonçait qu’il avait 20 minutes pour manger et qui enchainait sur une greffe de rein, avec le même chirurgien. Cette nouvelle opération allait se poursuivre jusqu’à tard dans la nuit.
Vie de malade au pays de la pathologie.


Hello tout le monde, un petit mot simplement pour parler de mon premier jour de stage infirmier au service de consultations externes de jour de néphrologie.

Nephrologie

Après une journée barbante, encore théorique mais nécessaire, sur les règles et mesures d’hygiène à l’hôpital enfin je suis plongé dans le grand bain. La scène se passe au CHU Bretonneau qui est le plus grand pôle hospitalier de la région, il faut s’imaginer de grands bâtiments modernes faits de grandes verrières qui font penser un peu à un village dans la ville tant leur taille est impressionnante.

Bref je me présente dans le service auprès de mon cadre de santé supérieur. Je suis très très bien accueilli par les infirmières qui possèdent autant d’empathie pour les patients que pour l’étudiant ignare que je suis. Tant mieux parce que je n’aurais pas supporté un mois avec des peaux de vache.
Comme je m’y attendais ce premier jour consistera simplement à de l’observation. Alors je fais le piquet, et j’ai d’ailleurs du mal à trouver ma place… Je me sens de trop, une sorte d’intrus inutile qui gène même les soignants dans leur progression par moment. Mais heureusement les collègues les plus aimables prennent le temps de tout m’expliquer avec gentillesse.

Je fais la visite du service avec une nouvelle patiente ce qui me permet de me familiariser avec l’environnement. En l’occurrence nous sommes dans le service de consultations externes de néphrologie qui fait le suivi de patients insuffisants rénaux (souvent dialysés) ou de patients greffés du rein. Je bois les paroles de chaque pratiquant de santé, je sens même une boule d’excitation se nouer dans ma gorge : « c’est le boulot que je veux faire » ! Je me sens vraiment dans mon élément, et le contact avec les malades est superbe, empli d’une humanité sans pareil. Par respect pour eux et pour le secret médical, je vais tenter de ne rien dévoiler sur ce blog mais je souhaite faire partager mon expérience tant elle est belle.
Comme beaucoup je suis intimement convaincu qu’il est nécessaire de passer par cette étape (2 semaines d’infirmier, 2 semaine d’aide soignant) afin de se rendre compte du travail qui est fait en amont par tout ce personnel alors que c’est le médecin qui récolte tous les lauriers. Cette équipe est la clé du parcours coordonné de soins, et sans eux les médecins ne pourrait pas pratiquer leur exercice correctement… De quoi rabaisser la rengaine de « pontes » médicaux arrogants et pédant qui parcourent les allées de l’hôpital le stéthoscope doré au cou.

Dans un petit carnet je note toutes les nouvelles subtilités techniques (noms des médicaments, profils pathologiques…) afin que ce stage me soit bénéfique d’un point de vue de la culture médicale. Mais je remplie aussi consciencieusement mon carnet rouge avec mes impressions propres, afin de pouvoir la présenter lors de mon entretien et de mon groupe BALINT.
Pour l’instant je suis dans un idylle, j’adore mon service en grande partie grâce aux personnes qui le compose… Ce qui m’amènera à aller chez les copains le soir pour nous raconter notre premier jour autour d’une bière fraiche.

A l’heure où je vous parler, je viens de terminer mon deuxième jour de stage (j’y reviendrais surement dans un autre article) et je suis en attente d’un appelle qui me conduira peut-être pour 3h au bloc, ce soir, afin d’assister à une greffe du rein. Je croise les doigts en espérant que le néphrologue de mon service à réussi à me trouver une petite place… Quelle excitation !

Ce stage infirmier avant de rentrer en 2ème année de médecine fut initié à Tours… Alors d’ors et déjà merci à mes prédécesseurs de cette excellente idée !


Ce matin l’envie m’a prit d’imaginer quels seraient les petits boulots les mieux adaptés aux PACES. Biensur ceux ci se déroulent pendant l’été, parce que durant l’année scolaire nous n’avons pas le temps nécessaire.

Peut être que cela donnera des idées pour les prochaines vacances à des personnes en manque d’inspiration.

Top 10

10. Animateur en colonie de vacances.

Faire le clown pour amuser une horde de gosses, vous me direz quel est le rapport avec la P1 ? Et bien c’est vrai que ce n’est pas flagrant mais disons que c’est un job d’été très commun à partir du moment où l’on possède le BAFA… Or cela peut être essentiel pour tout ceux qui veulent se diriger vers la pédiatrie. C’est vraiment un premier contact avec les enfants qui s’avère très important.

9. Manutentionnaire à l’hôpital

Couper les haies du CHU, balayer le vomis des malades, tracter les plateaux repas… Jamais un travail bien gratifiant mais c’est quand même un lien avec le milieu hospitalier. En revanche disons que ce contact sera souvent peu étroit, on pourra même sentir une barrière parfois entre les professionnels de santé et ceux qui s’occupent de l’hôpital. Mais bon cela peut motiver à travailler dans le domaine, à l’instar d’un petit enfant qui dévore des yeux la vitrine d’un magasin de friandises.

8. Caissier.

Pourquoi caissier ? Et bien d’une part car cela vous entrainera à rester assit des heures et des heures durant sans avoir trop de fourmis dans le coccyx. D’autre part vous pourrez faire des horaires assez improbables qui pousseront vers les minuits pour les supermarchés de ville, et puis c’est un travail aussi fastidieux que répétitif, redondant…

7. Serveur.

Franchement le pire ce sont les saisonniers qui bossent dans les bars de stations balnéaires en plein été. Je n’en ai jamais fait l’expérience, mais je suis souvent de l’autre côté du bar à les regarder courir à droite et à gauche.
Il faudra beaucoup de courage et ne pas avoir peur de faire des heures.

6. Ouvrier Agricole.

C’est ce que j’ai fait cet été, puisque j’ai bossé dans un silo de céréales. Ce fut vraiment très enrichissant, j’ai découvert le monde fermé de l’agriculture. Tout comme les P1 vous ne compterez pas vos heures de travail (en plein boom de moisson j’ai fait des semaines à plus de 60 heures). Ensuite tout dépend de ce que vous ferez mais moi j’avais pas mal de chiffres à gérer (gestion des stocks, des quantités livrées…) et des analyses de céréale à faire… Bon j’ai fait aussi pas mal de balais dans une tonne de poussière et des céréales pourris/germés, ça c’est le côté beaucoup moins cool.
Une autre facette du boulot est prisée par les étudiants : la cueillette de fruits/légumes. Ainsi vous pourrez partir en bourgogne pour les vendanges ou sur la côte d’azur pour les fruits car souvent un logement peut être mis à disposition.
En gros vous pourrez toujours trouver des rapports avec la P1.
L’avantage c’est que la paie suit, mais bon il faut avoir le courage et une voiture pour se déplacer en pleine campagne.

5. Equipier Macdo, Quick, KFC

Ca je le déconseille, pour moi c’est le job de secours par excellence. C’est à dire qu’il est facile d’y rentrer puisque ces grandes chaines de fast food recherche des étudiants à exploiter à la pelle. Enfin bon, c’est toujours mieux que rien !
Mais vous serez exploité et rémunéré comme un chien (genre vos horaires du dimanche ne seront même pas majorés…). Idem que pour les serveurs : courage et longs horaires. Cela forge le caractère, pour ne pas avoir peur de l’adversité lorsque l’on rentre en PACES. Cela apprend à toujours aller de l’avant et repousser ses limites.

4. Ouvrier en usine.

J’ai pas envie d’être redondant mais bon là pareil : courage et longs horaires. Souvent c’est un job qui n’est vraiment pas gratifiant et intéressant. Pour tout ceux qui connaissent le taylorisme ou bien qui sont fan des « Temps modernes » de Charlie Chaplin comprendrons bien qu’au niveau répétition c’est le must.
Loin d’être un travail intellectuel, vous aurez parfois l’impression de faire une marche dans le désert et vous scruterez votre montre toutes les 2 minutes en attendant la fin de votre journée.
Par contre là où cela peut être intéressant, ce serait de bosser dans une entreprise pharmaceutique ! Vous verrez que cela rendra vos cours d’UE6 et d’UE1 plus intéressants.

3. Professeur particulier.

Enseigner à des gosses ça a beaucoup d’avantages. Vous enseignerez des méthodes de travail qui seront applicable à votre propre cursus ! Et lorsque l’on conseil une discipline de vie, il faut être un bon modèle (sinon c’est l’hôpital qui se fout de la charité).
Puis, selon le niveau de vos élèves, vous serez amené à réviser vos anciens cours qui sont les bases de la PACES. Et franchement des rappels notamment en mathématiques m’auraient fait vraiment du bien pour mon années car les profs à l’université considère que ce qui a été fait au lycée est acquis à la perfection. En gros si on vous annonce qu’un élève de terminal S cherche des cours, sautez dessus.
Enfin vous serez plongés dans le monde scolaire, or la PACES n’est qu’un stéréotype de ce monde. Je dirais même que c’est le summum de l’univers scolaire : rabâchage, tonne de chose à apprendre par coeur, discipline scolaire…

2. Secrétaire médical.

Travailler avec un éminent chirurgien ? Pourquoi pas, malheureusement c’est un job d’été qui n’est pas courant car cela demande quand même une formation de base. Mais je sais que certains docteurs acceptent des étudiants pour remplacer leurs secrétaires en congés d’été, surtout dans étudiants en médecine.
Je ne vous apprend rien en vous disant que bosser en contact direct avec un médecin est une véritable source de motivation et de connaissances pour les petits P1 que nous sommes.
C’est vraiment le job d’été de rêve.

1. Aide soignant.

Beaucoup plus accessible que le job précédant, n’hésitez pas à postuler à l’hôpital proche de chez vous : ils embauchent en masse durant les vacances ! Cela peut se faire également dans les maisons de retraites.
Certes il faut être courageux puisque les tâches qui vous seront confiés seront souvent ingrates : on a tous en tête le stéréotype de l’AS qui essuie de derrière d’un vieillard impotent, ramasser des déjections de divers provenances, pousser des chariots… Mais vous prendrez une grande longueur d’avance sur les étudiants de votre promotion.
D’ailleurs si vous passez vous aurez un stage obligatoire où vous ferez l’aide soignant, durant l’été. Une amie me rapportait à ce propos que les médecins et infirmières de son services lui avaient fait beaucoup plus confiance du coup lors de son stage vu qu’elle avait reçue cette expérience l’été précédent. Du coup elle a pu faire beaucoup plus de choses intéressantes (piqures, perfusions…)  pendant son stage que d’autres étudiants dans le même service.